Le Marché Automobile

Les jeunes et l'automobile : voie dégagée

Les jeunes et l’automobile : entre raison et passion

Budget, pollution : les raisons du désamour

Un moyen de transport qui joint l’utile à l’agréable

Si les jeunes utilisent moins la voiture que leurs aînés, ce n’est pas par désintérêt. En effet, ils sont plus nombreux que ces derniers à aimer conduire: 83 contre 78 % pour les plus de 50 ans.


La contrainte budgétaire brise les envies

75 % des jeunes déclarent être soumis à des obligations les conduisant à restreindre leur fréquence d’utilisation. 87 % conduiraient davantage si leur voiture leur coûtait moins cher à l’utilisation. Seuls les jeunes Espagnols et Portugais se démarquent quant au niveau de leur propension à dépenser pour une voiture.


Embouteillage et écologie : les autres facteurs d’abandon

Les jeunes prennent en compte des considérations écologiques pour justifier leur niveau d’utilisation de l’automobile. En Allemagne, en Belgique et au Royaume-Uni, ils sont beaucoup plus critiques que leurs aînés sur le risque environnemental lié à l’automobile alors qu’ils y sont moins sensibles en France, en Italie et en Pologne.

Les jeunes à la recherche de solutions alternatives

Face à des contraintes budgétaires élevées, les jeunes font preuve de créativité dans la recherche de modes de transport alternatifs (transports en commun, transports « verts » comme le vélo). Ils multiplient également les initiatives pour utiliser leur véhicule à moindre frais. La recherche de l’économie est devenue la norme, depuis l’achat d’une voiture d’occasion jusqu’à l’optimisation de tous les frais générés lors de leurs déplacements.

Rouler différemment pour réduire la facture

En Europe, 52 % des moins de 30 ans tentent de minimiser les coûts d’utilisation de leur véhicule plutôt que de s’en priver, en choisissant volontairement, par exemple, de diminuer leur vitesse pour économiser du carburant. Par ailleurs le co-voiturage connaît un réel succès auprès des jeunes.


Le report vers d’autres postes de transport : souvent le choix de la raison

Sans surprise, la première raison invoquée par les jeunes lorsqu’ils choisissent un autre moyen de transport que l’automobile est le coût le moins élevé. L’argument écologique arrive en seconde place.

Une vie sans voiture ? Seule une minorité l’envisage

Seuls 22 % des moins de 30 ans envisagent une vie sans voiture. C’est moins que leurs aînés de plus de 50 ans (24 %).

Quand plaisir et liberté sont confrontés à la réalité du portefeuille…

Un vent de liberté souffle sur l’automobile

Entre les notions de liberté et d’autonomie vient s’intercaler l’aspect pratique de l’automobile, évoqué par 40 % des jeunes Européens. L’obtention du permis de conduire arrive en effet à un âge où l’on cherche à s’émanciper du foyer familial.


La jeunesse du Sud et de Pologne prône le plaisir de la conduite

Derrière le trio de tête (liberté, autonomie et aspect pratique), l’automobile évoque chez les jeunes le plaisir et la vitesse. L’Europe du Sud est particulièrement concernée : Espagnols, Portugais et Italiens associent volontiers l’automobile aux termes plaisir, fun et passion.


Contrainte, stress et bruit ne s’appliquent pas à l’automobile

Contrairement à tous les a priori sur le sujet, les qualificatifs qui s’appliquent le moins à l’automobile selon les Européens sont dans l’ordre : contrainte, stress, bruit, non-respect de l’environnement et risque. Ce top 5 est le même pour les plus jeunes et les plus âgés. La voiture idéale d’un jeune Européen doit refléter son goût pour la liberté et l’autonomie. Mais il n’oublie pas pour autant les critères esthétiques et de robustesse. C’est ainsi que 77 % des jeunes Européens disent être soucieux de l’apparence de leur voiture. En revanche, les seniors sont beaucoup plus exigeants sur les critères esthétiques.


Liberté, robustesse, élégance : les jeunes comblés par les belles allemandes

L’attrait des jeunes pour les berlines allemandes transparaît partout en Europe, puisqu’ils sont un tiers à choisir parmi Audi, BMW, Mercedes ou Volkswagen LA marque qui les fait rêver. Les seniors plébiscitent également les constructeurs allemands. Notons toutefois que 11 % des jeunes Européens déclarent être indifférents à la marque de leur automobile, même sans contrainte financière, contre 14 % des seniors.


Le rêve bridé par le portefeuille

Les jeunes Européens restent conscients du prix souvent élevé des marques qui les font rêver, et choisissent d’autres constructeurs lorsqu’ils passent à l’acte d’achat. On observe des spécificités nationales, et notamment la préférence des jeunes Européens pour les marques de leur pays d’origine. Les jeunes Italiens plébiscitent ainsi Fiat alors que les Espagnols se tournent plutôt vers Seat.

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