Le Marché Automobile

Les jeunes et l'automobile : voie dégagée

Préambule

Les jeunes Européens : une espèce menacée

Leur nombre et leur poids dans les populations diminuent et continueront de diminuer en Europe. Leur parcours professionnel et leur indépendance économique ne suivront vraisemblablement pas le même chemin que celui des générations de leurs parents et grands-parents. Une consolation peut-être ? La jeunesse dure de plus en plus longtemps !

Un poids démographique décroissant

L’Europe voit sa population vieillir. L’espérance de vie continue de progresser tandis que les taux de fécondité, quand ils ne diminuent pas, se stabilisent à des niveaux inférieurs à 2,1 enfants par femme, seuil de renouvellement des générations.


Des conditions de vie qui se compliquent

Sauf au Royaume-Uni et en Pologne, les revenus des jeunes ont augmenté en moyenne 30 % moins vite que ceux de la population nationale sur les cinq dernières années (2009 exclu). Les différences ont été relativement fortes en Belgique, au Portugal et en Italie, où les revenus des jeunes ont peu augmenté ces dernières années (+2 % en moyenne par an).
Quant au chômage des jeunes, il revient sur le devant de la scène après la période d’embellie du début des années 2000, L’Espagne est le pays le plus durement touché par la crise avec un taux de chômage qui atteint quasiment 30 % pour les moins de 30 ans.


Un allongement de la phase jeunesse du cycle de vie

Compte tenu des conditions économiques, les jeunes risquent d’allonger encore la durée de vie chez leurs parents, déjà en forte augmentation au cours des années 2000. Cette tendance sera particulièrement accrue dans les pays méditerranéens, Espagne et Italie en tête, où les jeunes partent tard du foyer familial et où le « phénomène Tanguy » risque de se poursuivre. Seule la Pologne bénéficie encore d’un contexte sociologique favorable, où les jeunes construisent un foyer très rapidement (premier enfant et mariage à 26 ans).

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