La Consommation 
Consommer en 2010 : pas moins, mais mieux
Mieux consommer : « bio », « équitable », « occasion », entre tendance de fond et résolutions post-crise
2009 a été l’année de l’électrochoc. Le consommateur se remet progressivement d’une crise dont la gravité n’a été décelée que par la faillite de certains symboles économiques. Celle-ci a réveillé la peur du manque que l’euphorie de ces dernières années avait réussi à faire oublier. Le consommateur rationalise ses dépenses pour maximiser son bien-être en fonction de contraintes budgétaires serrées. En effet, si le niveau des intentions de consommation infirme les rumeurs d’une prise de pouvoir de l’anti-consumérisme, elles confirment néanmoins une volonté affichée de modifier ses modes de consommation. Seul le temps pourra nous confirmer si les résolutions d’aujourd’hui modifieront réellement la consommation de demain, alors que d’autres tendances structurelles de fond vont venir modifier durablement, et de manière certaine, les comportements de consommation des Européens. Évolution démographique d’abord : le vieillissement généralisé de la population aura des conséquences très fortes sur les modes de consommation. Évolution économique ensuite : au-delà de la crise et de la baisse du pouvoir d’achat, les dépenses des ménages changeront dans leur structure, reflet de nouvelles aspirations et réponse à de nouvelles contraintes sur le long terme.
Démographie : dans le sillage de seniors toujours plus nombreux, l’écume d’une nouvelle consommation
Le vieillissement de la population est un phénomène de fond qui touche la plupart des sociétés industrielles. L’espérance de vie augmente et le nombre de seniors croît à un rythme très élevé. Ce vieillissement de la population n’est pas synonyme de décroissance. Les seniors, 50 ans et plus, pourraient concentrer près de 60 % des revenus à l’horizon 2020. Les consommateurs les plus âgés sont, par ailleurs, en moyenne les plus riches.
- Retrouvez la suite de l’article et les pyramides des âges p. 17 & 18 du Pdf « Consommer en 2010 ».
Économie : une perception du pouvoir d’achat durablement affectée
Les consommateurs ont toujours autant d’inquiétude quant à l’avenir de leur pouvoir d’achat. Elles sont fondées sur des facteurs économiques subis (hausse des prix et du chômage) mais aussi sur la déformation progressive de leur structure de consommation. Tout cela fait qu’ils changent leurs comportements de consommation.
« Pensez-vous que la crise actuelle va durablement affecter votre façon de consommer ? »
En % de personnes ayant répondu « oui certainement » ou « oui probablement » 
- Retrouvez la suite de l’article et l’évolution de la structure de la consommation en France p. 19 & 20 du Pdf « Consommer en 2010 ».
Avec la crise, une page se tourne
L’heure est au mieux vivre, au mieux consommer. La crise affirme le besoin de retrouver des valeurs stables : le juste prix et la qualité.
- Retrouvez la suite de l’article et les pourcentages p. 20 du Pdf « Consommer en 2010 ».
La chasse aux bonnes affaires et le consommateur citoyen
Les ventes ou achats de biens d’occasion se multiplient via des canaux variés : vide-grenier, Internet… Par ailleurs pour ne pas reproduire le choc brutal qu’il vient de vivre sur le plan économique, le consommateur devient responsable : il sauvegarde l’environnement, consomme des produits sains et n’exploite pas les plus démunis.
- Retrouvez la suite de l’article et les pourcentages p. 21 du Pdf « Consommer en 2010 ».
Le site Cetelem d’études, de veille et de recherche sur les comportements et les choix de consommation des Européens.


