La Consommation

Consommer en 2010 : pas moins, mais mieux

Moral des européens : un léger mieux pour 2010

La plus importante crise économique mondiale depuis 1929 : voici comment est qualifiée par la plupart la période que nous venons de traverser, avec son cortège de faillites, de licenciements, et de remises en cause du système actuel.

Dans ce contexte, comment interpréter le moral des consommateurs cette année, qui s’établit à 4,2 sur 10 ? Il est certes à un niveau que L’Observatoire Cetelem n’avait jamais rencontré, mais par rapport à l’année passée, la déroute n’est pas aussi sévère qu’on aurait pu le craindre. Il y aurait même quelques raisons d’espérer, notamment au regard des perceptions à un an, qui sont, elles, orientées à la hausse : le moral se redresse (4,5), le plus dur serait donc derrière nous. Il faut néanmoins rester prudents ; cette crise, qui n’est pas encore terminée, laissera des traces. Le consommateur européen va changer, les mutations en matière de comportements d’achat vont s’accélérer. Mais si une chose est bien certaine, c’est que la consommation, aussi chamboulée soit-elle, restera toujours le moteur premier de nos économies.


Au présent : faire contre mauvaise fortune bon cœur

Si la bataille contre la récession semble être gagnée dans la plupart des pays couverts par l’Observatoire Cetelem, la guerre contre la crise est loin d’être terminée. La Belgique, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Russie sont des leaders qui montrent l’exemple et on observe une meilleure résistance à l’Est avec la Slovaquie et la Pologne qui se maintiennent au-dessus de la moyenne européenne. Par contre la péninsule ibérique fait profil bas avec le Portugal qui reste à la traîne et l’Espagne qui s’enfonce dans les abîmes.


Pour demain, le plus dur est derrière nous

De manière presque inespérée, les Européens envisagent des lendemains meilleurs dans la presque totalité des pays ! La Russie et le Royaume-Uni prennent la tête alors que, pour la première fois, la France intègre le trio de queue avec la République tchèque et la Hongrie.


Consommation-épargne : quand le bas de laine revient à la mode

L’incertitude est le mot clé de cette année 2010 : incertitude sur l’emploi et sur les éventuelles hausses d’impôts à venir. Dans ce contexte, l’épargne fait un retour gagnant. En effet, les intentions d’épargner sont de 34 % en moyenne, niveau qui n’avait pas été atteint depuis 2005. Quant aux intentions de consommer, elles s’affichent à 53 % en moyenne contre 65 % l’année dernière.


Envies inchangées par temps de crise

La crise actuelle modifiera certainement les comportements d’achat des consommateurs européens. Toutefois leurs envies en matière de produits restent sensiblement les mêmes d’une année sur l’autre. On retrouve ainsi en tête des intentions d’achat les loisirs et voyages. De même, les intentions d’achat centrées sur la maison restent en bonne position dans les préférences des euroconsommateurs.

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