04 Des doutes persistants sur le pouvoir d’achat

Dépenser plus suppose comme condition implicite d’en avoir au moins les moyens. En ce sens, le ressenti des Européens quant à leur pouvoir d’achat exprime une certaine cohérence.

Paroles de consommateurs

« Notre situation économique est plutôt basse. Nous avons de quoi vivre sans faire d’excès. Nos enfants ont été habitués à avoir ce dont ils ont besoin, et notre budget est plutôt serré. Je dirais que notre pouvoir d’achat diminue petit à petit. »

Si la moitié d’entre eux a la volonté de vouloir augmenter sa consommation, ils sont autant à juger que leur pouvoir d’achat est resté stable. Un tiers estime qu’il a baissé alors que près d’un cinquième juge qu’il a augmenté.

 

 

En ce domaine, les Français sont les plus pessimistes. 1 sur 2 estime que son pouvoir d’achat a régressé. Soulignons également que ce chiffre est en diminution de 7 points par rapport à 2015.

Pourtant, ce point de vue est démenti par les faits puisque, pour la cinquième année consécutive, le pouvoir d’achat augmentera en France en 2016, de l’ordre de 1,5 point.

La réalité économique ne semble donc pas devoir inciter les Français à considérer leur situation économique sous un jour meilleur. Tout près des Français, les Belges font preuve d’un égal pessimisme (49 % pour le pouvoir d’achat en baisse). Faut-il y voir l’impact des attentats commis dans ces deux pays ? Sans doute. À l’opposé, les Danois et les Polonais, avec les Slovaques, sont les plus nombreux à apprécier une augmentation de leur pouvoir d’achat (25 % et 26 %), avec une hausse significative des habitants de ces pays à exprimer leur satisfaction (+7 et +6 points).

À noter que 71 % des Européens considèrent que les prix ont augmenté en 2016. Ce ressenti négatif malgré une inflation faible explique en grande partie les doutes sur l’évolution du pouvoir d’achat.

 

Paroles de consommateurs

« Je pense que nous sommes entrés dans un cercle vicieux, où l’on prélève de plus en plus pour « n’importe quel motif ». Cela plombe le pouvoir d’achat des personnes aux revenus faibles et moyens, qui doucement glissent vers la pauvreté. De plus, ces prélèvements ne semblent pas être toujours affectés à leurs destinataires. »