06 Un rejet des politiques

Au vu de ces résultats d’ordre général concernant leur pays, difficile de penser que les Européens puissent avoir confiance dans la société au sein de laquelle ils vivent. Et en effet, seulement 29 % expriment une telle opinion, les personnes du 3e âge se montrant un peu plus pessimistes que les autres générations.
Rares sont les « corps sociaux » qui échappent à ce manque de confiance. De loin, les hommes politiques sont les plus stigmatisés. Seulement 11 % des Européens leur font confiance, écho de nombreuses élections qui ont vu des opinions « populistes » être fortement exprimées. Danois et Britanniques se montrent les moins excessifs avec 26 % et 21 % d’opinions favorables. Les gouvernements et même les élus locaux, qu’on imaginerait quelque peu épargnés, n’échappent pas à cette sévère critique (24 % et 27 %). À nouveau Danois et Britanniques se retrouvent pour les juger relativement dignes de confiance (respectivement 38 % et 42 %, 41 % et 39 %).

 

 

Paroles de consommateurs

« Je pense que le principal problème est dû aux dirigeants politiques qui imposent tour à tour des idées qui ne fonctionnent pas. »

Au cœur de ce maelström, seules les grandes institutions internationales tirent un peu leur épingle du jeu avec 40 % d’opinions favorables, avec toujours des Danois et des Britanniques pour y croire un peu plus. Sur tous ces sujets, notons que la France se situe globalement dans la moyenne européenne.

En matière d’information ou de reflet de la société, les anciennes « institutions » souffrent d’un semblable désaveu. Seulement 23 % des Européens font confiance aux journalistes, contre 40 % à Internet et 31 % aux réseaux sociaux.