05 Leur pays et eux, de mieux en mieux

Si l’on assemble l’ensemble de ces paramètres et l’image favorable que les Millennials ont d’eux-mêmes, il n’est pas étonnant de voir qu’ils adoptent une « positive attitude », partout enregistrée, que ce soit par rapport à la situation de leur pays ou à leur situation personnelle. Sur ces deux sujets, les Millennials ne se montrent pas les moins euphoriques, bien au contraire.

Des nations qui vont bien…

Les 18-35 ans jugent la situation de leur pays meilleure que leurs aînés (5,6 vs 5,2). Ce point de vue est partagé dans tous les pays, hormis au Portugal où les Millennials accordent une note inférieure à la moyenne nationale. À l’inverse, les nouvelles générations françaises et tchèques s’accordent à trouver leur pays en nettement meilleure santé que l’ensemble de leurs concitoyens (5,7 vs 5,1 et 5,9 vs 5,3).

 

 

… des situations personnelles qui vont encore mieux

Au plan personnel, les Millennials sont tout autant portés à l’optimisme. Alors que les + de 35 ans accordent une note de 5,7, eux affichent un très confiant 6,1. Les différences intergénérationnelles peuvent même parfois être très sensibles comme en Hongrie et dans une moindre mesure en République tchèque, en Bulgarie et en Pologne. Les Millennials français se montrent aussi plus positifs que leurs aînés (6,2).

 

 

Un futur attirant

Lorsqu’ils envisagent le futur, les Millennials restent sur cette tendance positive. 8 sur 10 se déclarent plutôt ou très optimistes. Sur cette question, Français et Italiens se distinguent des autres Européens en affichant une légère inquiétude (29 % et 30 % de pessimistes).

 

 

Une situation matérielle encourageante

La singularité des Millennials devient particulièrement marquée lorsqu’on les interroge sur la question du pouvoir d’achat. Alors que seulement un quart des Européens estimait qu’il avait augmenté, 38 % des Millennials pensent que c’est le cas. Et seulement 21 % constatent une baisse

 

 

Consommer et épargner

Pas étonnant que 54 % envisagent d’accroître leurs dépenses dans les 12 prochains mois (vs 47 % pour la moyenne des Européens). Plus surprenant, 67 % déclarent aussi vouloir épargner davantage (vs 45 % en moyenne européenne). Les Millennials ne seraient-ils donc pas cette génération insouciante que l’on s’imagine et que l’on s’accorde souvent à décrire ?

 

 

Leur consommation se teintera d’une note collaborative particulièrement affirmée. 80 % en ont une image positive (vs 72 % en moyenne). Norvégiens, Français et Espagnols se placent dans l’ordre sur le podium (respectivement 91 %, 88 % et 86 %). Hongrois et Tchèques affirment une appétence en ce domaine moins prononcée (64 % et 68 %).

 

 

L’achat d’objets d’occasion est la pratique la plus répandue, 57 % des Millennials y ont déjà eu recours. Le développement de la colocation dans les grandes villes européennes, face à la flambée de l’immobilier, semble expliquer ce choix. La vente d’objets d’occasion figure également en bonne place (56 %). Notons aussi qu’1 Millennial européen sur 4 pratique le covoiturage contre seulement 1 + de 35 ans sur 10.