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01 L’optimisme européen

La croissance de retour…

L’Europe renoue lentement mais sûrement avec la croissance économique. Avec une croissance de +1,6 % en Zone Euro en 2015 (vs +0,9 % en 2014), les Européens devraient voir les politiques d’austérité s’assouplir et leur pouvoir d’achat gagner un peu d’air. Les nouvelles sur le front de l’emploi sont (enfin) aussi positives, laissant entrevoir un repli progressif du chômage dans plusieurs pays.

… La confiance aussi

Les Européens accompagnent cette reprise en maintenant à la hausse leur consommation (+1,8 % en 2015). Signe que la confiance est au rendez-vous, la perception qu’ils ont de la situation générale de leur pays s’améliore pour la troisième année consécutive après plusieurs années de baisse post-crise. Seul pays européen qui voit sa note baisser significativement, l’Allemagne perd 0,7 point.

Des Allemands qui doutent

Ceci n’est qu’une demi-surprise. Après avoir mené l’Europe pour sortir de la crise économique et politique, l’économie allemande a calé en 2015. En cause ? Le ralentissement de la demande extérieure, notamment en Chine, et l’embargo russe qui ont fortement pénalisé les exportations. À cela s’ajoute le scandale automobile qui touche un des fleurons de son industrie.

La France reprend ses esprits

Du côté des pays qui voient leur note progresser, l’Espagne et l’Italie enregistrent de très nettes évolutions. La France participe à ce mouvement de reconquête en gagnant un demi-point. Elle rejoint ainsi la moyenne européenne après six ans de morosité durant lesquels cette note ne s’était pas éloignée de 4/10. Sans doute freiné par ses relations tendues avec l’Union européenne, le Royaume-Uni n’a pas vu sa note progresser, mais reste dans le peloton de tête, juste derrière l’Allemagne et le Danemark. Le Portugal et la Hongrie ferment la marche mais enregistrent des progressions significatives et encourageantes.

La fin de l’Europe a plusieurs vitesses

C’est une première depuis les six dernières années : jamais les notes données par les Européens n’avaient été aussi resserrées. La baisse de la note allemande, la stabilisation des notes britanniques et belges conjuguées aux regains ibérique, italien et français traduisent une homogénéisation du regard des Européens par rapport à la situation générale de leur pays.

Espagne et Italie en toute confiance

En Espagne, la baisse des taux d’intérêt a permis aux classes moyennes de s’endetter à un coût plus réduit, favorisant les achats de biens d’équipement. L’Italie, quant à elle, a enfin connu une année positive en création d’emplois, résultat d’une politique volontariste, après une année 2013 catastrophique et une année 2014 atone. La croissance espagnole a été deux fois plus dynamique que la croissance allemande en 2015 et l’Italie refait peu à peu son retard.