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Après la recherche du bien-être, celle du « beau-être » ?

Vu à Neuilly-sur-Seine et dans le dix-septième arrondissement de Paris

En avril dernier, on pouvait croiser un drôle de food truck imaginé par Clarins en collaboration avec le très médiatique chef pâtissier Michalak. Était proposé à son bord un menu à 14 euros comprenant un «super-bowl vegan» riche en super-food (quinoa, avocat, grenade), une boisson inspirée par Clarins et un dessert à consonance créative imaginé par la star du petit écran toujours prête à bousculer les codes des goûts et des couleurs : le Kosmik coco-mangue… Une combinaison inédite de nourriture gourmande et healthy associée à une promesse cosmétique de belle peau…

Qu’en penser ?

Fin 2017, l’Œil repérait, sur les Champs-Elysées, le nouveau magasin ouvert conjointement par L’Occitane en Provence et Pierre Hermé et y voyait, au-delà du concept un peu expérimental destiné à faire du buzz, un nouveau modèle pour la distribution. Quelques mois plus tard, rapprocher les univers de la beauté et de la gourmandise se confirme et réapparait sous la forme du food truck imaginé par Clarins et Michalak. Il y a dix ans, Danone lançait Essensis, un yaourt associé à la promesse de réduction des rides. Trop tôt. Aujourd’hui, l’idée d’une interaction entre l’alimentation et la peau fait son chemin. Hier, les intellectuels soulignaient la prégnance du système de la mode, c’est celui de l’alimentation qui a pris le relai et permet de comprendre notre société (préoccupation environnementale, attention portée aux origines et à la transformation, attente d’étonnement et de ré-enchantement de son quotidien…). On a vu la nourriture changer de statut lorsqu’elle est devenue «fooding» et donc, à ce titre, style de vie comme le design ou la mode. La voilà qui aborde aujourd’hui le continent de la beauté. Le Beau manger dans le prolongement du Bien manger. Avoir une peau plus lumineuse, se sentir régénéré(e), plus énergique grâce à son alimentation pourrait ainsi venir renouveler la tant recherchée « expérience beauté », aujourd’hui un peu coincée entre les massages et le maquillage…



En bref

Les groupes Carrefour et La Poste ont récemment signé un partenariat pour accélérer le développement, au niveau national, des services de livraison à domicile.


En bref

La Ville de Paris a récemment créé un label « Fabriqué à Paris » en partenariat avec la CCI Paris pour valoriser l’excellence et le dynamisme de l’artisanat parisien.


En bref

À Dubaï, les plaques d’immatriculation traditionnelles vont bientôt céder leur place à des plaques dotées d’un écran capables de servir au paiement du stationnement… ou de signaler que le véhicule a été volé…


Un œil dans le rétro

Il y a plus de treize ans, en janvier 2005, on pouvait lire dans l’Œil…
Ateliers de marque

Le fait

Comme il existe des cours de cuisine, la marque Thierry Mugler propose depuis peu quatre ateliers d’initiation au parfum (d’une journée et contre 150 euros) animés par des experts : Passion nez, Les secrets de la création olfactive, La saga des parfums et Histoire et secrets d’épices. Moins glamour, mais dans le même esprit, le fabricant d’électroménager innovant Dyson organise régulièrement, dans son show-room parisien, des ateliers destinés à faire découvrir le fonctionnement de ses produits alors qu’aux forges de Laguiole, on peut désormais apprendre à fabriquer soi-même son couteau sous la direction d’un maître coutelier (160 euros le stage de 8 heures).

L’analyse

Trois initiatives originales (et, peut-être, annonciatrices du futur) qui illustrent bien la limite des médias pour porter les discours de marques et la nécessité pour elles d’inventer de nouvelles manières de s‘adresser à leurs publics. Ici, l’enjeu n’est plus de nourrir la relation consommateurs-produits, comme peuvent le faire les traditionnels ateliers de démonstration régulièrement organisés par les marques dans les magasins, mais de construire une relation « individus-univers » fondée sur la compréhension des savoir-faire et l’accès aux process de fabrication. La marque devient pédagogue et l’individu son élève. Une nouvelle manière pour les marques de répondre au désir de comprendre de leurs consommateurs et d’établir avec eux des liens plus émotionnels, voire charnels ?


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre-eux.