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Après le modèle du consommateur-acteur, place à celui du consommateur-auteur

 Vu de plus en plus fréqumment

Face à la défiance des Français vis-à-vis des produits industriels, Nestlé a imaginé une opération baptisée « C’est moi qui fabrique » permettant à des consommateurs préalablement inscrits sur les réseaux sociaux, puis tirés au sort, de découvrir les coulisses de ses marques, mais aussi, et surtout, de participer à la fabrication de leurs produits aux côtés de leurs collaborateurs. Cinq usines du groupe jouent le jeu : Nescafé en Seine-Maritime, Mousline dans la Somme, Purina dans la Loire, Vittel et Naturnes dans les Vosges. Une invitation à fabriquer qui est aussi en train de se diffuser dans le monde de la bière, où micro-brasseries et kits de maître brasseur rencontrent un vif succès, et même, désormais, dans celui du cidre puisque les cidres de Sassy viennent de boucler un financement participatif auprès de KissKissBankBank pour pouvoir, eux aussi, proposer à leurs clients des kits de brasseur.

Qu’en penser ?

Dans un environnement marqué par le désir des consommateurs de mieux connaître, voire de maîtriser, les origines des produits alimentaires qu’ils achètent, les marques sont peu à peu amenées (contraintes ?) à ouvrir leurs portes pour dévoiler leurs coulisses. Inviter leurs clients dans leurs usines ou les initier aux gestes qui constituent leur métier est une réponse possible. Nestlé rapproche ainsi ses marques (et, de façon plus générale, son « industrie ») de leurs acheteurs et valorise leur dimension humaine, alors que, pour les fabricants de bières et de cidres, diffuser les rites de leurs métiers, c’est s’assurer de pouvoir, ensuite, sophistiquer leurs discours en s’adressant à un public devenu plus expert. Ces initiatives ne doivent cependant pas être réduites à de « simples » opérations de transparence menées par les marques. Elles constituent aussi une réponse aux attentes actuelles de consommateurs de plus en plus sensibles aux propositions d’expérimentation, opportunités pour eux de nouvelles découvertes et d’acquisition de nouvelles connaissances. En savoir plus sur les produits que l’on consomme, c’est aussi une manière d’être un peu plus acteur de sa consommation…


 

En bref

Volvo va prochainement équiper ses modèles S90, V90 et XC90 de Skype Entreprise pour permettre aux professionnels de participer à des téléconférences quand ils sont dans leurs voitures. Cette fonction prendra néanmoins tout son sens à l’arrivée des voitures autonomes…


 

En bref

La société UrbanX a imaginé une roue intelligente qui, une fois placée sur la fourche d’un vélo normal, transforme celui-ci en vélo électrique. Le projet est actuellement en campagne sur Kickstarter.

Caroline G. / RSE


 

En bref

Porte de La Chapelle à Paris, au niveau -2 d’un parking de 3 500 m2, la start-up Cycloponics vient d’aménager une ferme urbaine souterraine baptisée, La Caverne. Brocolis, tomates et champignons pousseront à la lumière de LED horticoles.

Chloé C. / Communication interne France


 

Et aussi…

Selon un sondage OpinionWay réalisé pour le comparateur de prix Idealo, 52 % des interrogés déclarent ne pas posséder d’objets connectés et ne pas vouloir en acquérir prochainement. Pour les intéressés, les vêtements connectés est la catégorie qui suscite le moins d’intérêt (31 %) loin derrière les télévisions (50 %), les montres (46 %) et les écouteurs (42 %) qui se hissent dans le top 3 du tableau. La protection des données est aussi un sujet sensible : 60 % disent ne pas avoir confiance envers les fabricants concernant la sécurité de leurs informations personnelles (Etude réalisée en mars 2017 sur un panel de 1 009 personnes.)


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre-eux.