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Entre lieu de vente et atelier de création, le profil de l’enseigne de demain commence à se préciser…

Vu à Varsovie et à Boulogne-Billancourt

À Varsovie, Ikea propose Ikea Kuchnia Spotkan, un lieu permettant à ses clients de tester tous les meubles et ustensiles de cuisine en live en venant cuisiner avec leurs propres produits ou en participant aux cours qui y sont proposés. L’espace de 150 mètres carrés dispose de deux salles et les programmes sont adaptés à la diversité des cibles : familles, enfants, seniors. En France, à Boulogne-Billancourt, Naturalia propose, depuis le mois dernier, dans les 400 mètres carrés de son magasin (sur trois étages), un espace consacré au Do It Yourself cosmétique et alimentaire, animé par deux naturopathes et un autre, baptisé  « Zen et Yoga », où sont dispensés, en partenariat avec le club sportif boulonnais Kbox, pas moins de 33 cours par semaine…

 

Qu’en penser ?

Alors que certaines enseignes réfléchissent à la façon d’investir les domiciles pour les transformer en lieux de vente (les ventes en appartement, actuellement en plein renouveau), d’autres se demandent comment donner à leurs points de vente des allures de domicile. Un chassé-croisé symbolique qui décrit une manière de faire actuellement très en vogue et que l’on peut déjà observer dans le secteur hôtelier avec des établissements qui mettent en scène l’intime au moment où la standardisation des références esthétiques donne aux domiciles des allures d’hôtels… Faire que ses clients se sentent  « comme chez eux, ailleurs que chez eux » peut ainsi devenir un objectif à atteindre pour certaines enseignes. Une manière pour elles d’apparaître à côté de leurs clients dans le cadre d’une relation horizontale plutôt que verticale, plus « coach » que « prof ». Une manière, aussi, de favoriser les échanges et la convivialité à partir de la diffusion de savoirs et de pratiques. Des magasins fréquentés par des passionnés désireux d’échanger autour de leur centre d’intérêt : bien loin de l’image de lieux traversés par des clients pressés désireux d’acheter des produits…


 

En bref

Pour le lancement du jeu vidéo de course Need for Speed : Payback, l’enseigne de vêtements en ligne Asos a imaginé une ligne directement dérivée de la tenue des acteurs du jeu.


En bref

Pour ceux qui sont accrocs à leur smartphone, l’application BreakFree surveille leur fréquence d’utilisation de l’appareil et détermine un score de dépendance. En cas de surdose, BreakFree envoie un message d’alerte et propose de désactiver le son et les notifications.


En bref

500 millions de pailles en plastique sont utilisées chaque jour aux Etats-Unis. Pour lutter contre la pollution qu’elles génèrent, en particulier dans les océans, la start-up Loliware a mis au point une paille à base d’algues qui se mange, se composte ou se dissout dans l’eau.

Patricia B. / L’Observatoire Cetelem


Un œil dans le rétro

En novembre 2003, le no gender n’était pas encore d’actualité…
Homme, femme, mode d’emploi

Le fait

À Londres, l’hôtel Park Lane a fêté ses quarante ans avec une innovation inédite : la réservation de la totalité de son vingt-deuxième étage à sa clientèle féminine, manière, paraît-il, de répondre à leur quête de sécurité. Toujours outre-atlantique, Nestlé a, quant à lui, imaginé un slogan sexiste destiné à relancer Yorkie, sa barre chocolatée autrefois populaire, aujourd’hui victime de la mixité de ses consommateurs et de son « politiquement correct » : «It’s not for girls!». En France, les espaces dédiés aux hommes dans les grands magasins se multiplient, Jean Paul Gaultier propose sa première ligne de maquillage pour hommes, Levi’s ouvre, à Paris, son premier magasin réservé aux filles et Candia lance un lait spécialement conçu pour les femmes…

L’analyse

Alors que le débat sur la mixité à l’école agite le monde de la politique et des médias, du côté du marketing, les points de vues semblent beaucoup plus convergents : après les offres universelles, reflet d’une confusion voulue du masculin et du féminin, voici que commencent à apparaître des propositions clairement différenciées. Plus fondamentale qu’un simple artifice destiné à renouveler le discours d’un produit ou d’un service pour mieux attirer l’attention, cette évolution reflète le désir des consommateurs d’être mieux écoutés et compris en tant que personnes et non plus seulement en tant que cibles. S’adresser exclusivement aux hommes ou aux femmes, c’est clarifier le positionnement de son produit et la crédibilité de son offre par un discours spécifique, c’est renforcer sa proximité et son empathie avec ses acheteurs. N’est-ce pas finalement établir avec eux une forme de complicité fraternelle ?


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre-eux.