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Le fantasme de la marque sans marque ne meurt jamais. Le voilà qui revient habillé aux couleurs du temps…

Quentin H. / Marketing international

Vu aux Etats-Unis

Deux entrepreneurs américains ont récemment lancé un site de e-commerce, baptisé Brandless, dont la particularité est de ne proposer que des produits à 3 dollars, promesse qu’ils peuvent tenir grâce à une forte maîtrise des coûts, en particulier des stocks, des emballages et de l’espace de vente. L’offre de Brandless comprend de nombreux produits de base pour la cuisine, le nettoyage et les soins personnels, tous vendus sous marque propre et, pour la plupart bio, sans gluten et génétiquement non modifiés. L’assortiment est limité à quelques centaines de produits essentiels. Le site collabore aussi avec l’association caritative Feeding America à qui il offre des repas.

 

Qu’en penser ?

La multiplication des initiatives pour inventer de nouvelles manières de vendre (magasin autogéré, offres solidaires, culture de légumes sur le toit, vente par lots…), dont fait partie le modèle proposé par Brandless, vient d’abord nous signifier que le commerce n’est pas seulement un lieu de consommation et de plaisirs. C’est aussi un lieu qui peut contribuer à l’invention d’un nouveau modèle social, plus égalitaire, plus citoyen, plus responsable ou traversé d’une vocation de mieux-être, de mieux vivre ou de mieux manger. Comme si la distribution s’était désormais donnée pour mission d’agir sur son environnement pour en corriger les excès. Ici, Brandless remet au goût du jour l’idée de « la marque sans marque » (un paradoxe qui revient régulièrement sur les linéaires depuis une trentaine d’années), toujours animée par la volonté de réduire ce qui est considéré comme une « brand tax » (communication, intermédiaires, packagings) mais, cette fois, enrichie d’une dimension solidaire portée par un prix unique et un partenariat noué avec une association caritative. Une proposition habilement dans l’air du temps qui devrait être regardée par les « vraies marques », non comme une gentille utopie un peu marginale, mais comme un modèle à suivre…


 

En bref

Présentée au salon de Francfort, la Smart Vision EQ Fortwo est un véhicule électrique et autonome (sans volant, ni pédalier), imaginé spécifiquement pour l’auto-partage. Il pourra se déplacer seul d’un point à un autre, en embarquant des passagers avec qui il sera en contact via leur smartphone. Un grand écran en guise de calandre lui permettra de communiquer avec les usagers de la route.


 

En bref

Cette année, Ikéa présentait pour la première fois dans son catalogue, des meubles de cuisine réalisés à partir de bois recyclé et recouverts d’une feuille de décor produite avec des bouteilles en plastique recyclé.


En bref

Alors que s’installent les paiements sans contact, par empreinte digitale ou scan rétinien, le site de e-commerce chinois Alibaba met en place le paiement par sourire grâce à un outil de reconnaissance faciale. Un dispositif actuellement en test dans les restaurants KFC de la ville chinoise d’Hangzhou.

Patricia B. / L’Observatoire Cetelem


Un œil dans le rétro
En décembre 2006, on pouvait lire dans l’œil …

Fun guerilla

Le fait : Nouveau phénomène urbain, la « Guerilla gardening » (« guérilla en jardinant ») est un mouvement communautaire britannique composé de jardiniers bénévoles animés de la volonté de fleurir tout espace public ou privé laissé à l’abandon. Une manière, selon eux, d’inciter les propriétaires et les municipalités à entretenir leurs espaces verts. La communauté chercherait à s’étendre sur Paris…

L’analyse : Proposition originale et inattendue (inimaginable il y a quelques années…), la « Guerrilla gardening » est d’abord le reflet de ce que peut rendre possible internet en favorisant les rapprochements des individus et des idées, aussi anecdotiques ou utopistes soient-elles. Elle est aussi révélatrice de la manière dont les urbains souhaitent aujourd’hui agir et transformer leur cadre de vie pour mieux se l’approprier. Elle est encore l’expression symbolique de la toute puissance (idéologique ?) de la nature et de la nécessité « d’importer du vert » là où il n’est pas naturellement comme condition d’une vie meilleure. N’est-elle pas, enfin, le rappel, qu’aujourd’hui, les combats de la vie quotidienne ne peuvent s’envisager sans une dose de fun et de légèreté ?


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre-eux.