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Ne sommes-nous pas en train de devenir les « auto-entrepreneurs » de notre santé ?

Vu dans les librairies

Tout le monde s’accorde pour dire que le milieu de l’édition est particulièrement concurrencé et qu’il est donc difficile pour un auteur d’émerger. Quelques secteurs assurent pourtant sa survie et ils ne sont pas forcément associés à la littérature. C’est celui de la cuisine, domaine pour lequel l’intérêt ne faiblit pas au fil des années et qui ne cesse de se renouveler (il suffit de jeter un œil sur les tables des librairies pour s’en convaincre), mais aussi, depuis peu, celui des ouvrages de santé. Pas ceux qui énumèrent les problèmes rencontrés pour leur associer des réponses sous forme de prescriptions, mais ceux qui se donnent pour mission de nous aider à modifier nos habitudes afin de rester en bonne santé. Pour preuve, le succès actuel de Votre santé sans risque  (déjà plus de 150.000 exemplaires vendus) et de Le Charme discret de l’intestin, publié par une jeune gastro-entérologue allemande (d’à peine trente ans) vendu à 1 million d’exemplaires en France et à plus de 2 millions outre-Rhin…

Qu’en penser ?

Si les questions de santé ont toujours suscité l’intérêt d’un public très large (sans distinction de classe ou de mode de vie), l’attrait pour la manière dont elles sont aujourd’hui abordées par les récents succès de librairie vient confirmer l’émergence d’un nouvel imaginaire relationnel entre l’individu et son environnement. Face à la dégradation de celui-ci (alerte à la pollution fréquente, questionnement sur les origines alimentaires, scandales sanitaires…), rester en bonne santé (comprenez : vivre mieux et plus longtemps) apparaît désormais autant affaire de vigilance et de comportement individuel que de capital génétique ou de suivi médical. Ma maladie, c’est moi, ma bonne santé, aussi, s’impose ainsi, comme signe d’une prise de distance vis à vis de la médecine traditionnelle autant que d’un désir d’accorder une place centrale à la prévention. Mieux vaut prévenir que « mal guérir ». Les conseils des professionnels ne sont cependant pas rejetés pour peu qu’ils ne s’expriment pas en termes scientifiques (difficiles à s’approprier, voire contradictoires), mais sous une forme simple et pragmatique qui favorise la prise de conscience et incite à adopter de nouveaux comportements sans trop d’efforts. Un mix de responsabilisation et de pédagogie accessible parfaitement révélateur des attentes des consommateurs d’aujourd’hui et que pourraient judicieusement intégrer toutes les marques désireuses de prendre la parole, quel que soit leur domaine d’appartenance…


En bref

L’Huîtrière de Ré a mis au point le premier distributeur d’huîtres en libre-service et accessible 7 jours sur 7. Chaque casier réfrigéré propose une bourriche de 2 à 5 douzaines d’huîtres.

Christian Y. / Marque, Communication & Publicité


En bref

En Espagne et au Portugal, dans certaines stations-services Auchan, il n’est plus besoin de sortir sa carte bleue pour payer grâce à un système de reconnaissance de plaques d’immatriculation par caméra. Il ne reste plus qu’à taper son code lors du passage en caisse.

Véronique B. / Marque, Communication & Publicité


 

En bref

Intelligent X est la première bière brassée à l’intelligence artificielle : une bière premium créée à partir d’un algorithme de machine learning, s’améliorant grâce aux avis des clients. Le consommateur teste une des quatre bières vendues par la marque à Londres et communique son feedback.

Patricia B. / L’Observatoire Cetelem


 

Et aussi…

Selon le baromètre européen 2017 de la conduite responsable, l’inattention au volant est désormais reconnue par les Européens comme la première cause d’accidents mortels, devant la conduite en état d’ivresse ou sous l’emprise de stupéfiants. Et pourtant, ils sont encore 32 % à continuer de conduire en téléphonant sans kit mains libres, et 39 % en réglant leur GPS.
(Etude réalisée par l’institut Ipsos du 11 janvier au 10 février 2017, par internet, sur 12 429 Européens âgés de 15 ans et plus, dont 1 000 personnes minimum dans chacun des 11 pays sondés.)


Le mot du mois

La syllogomanie ou accumulation compulsive est le fait d’accumuler de manière excessive des objets (sans les utiliser), indépendamment de leur utilité, de leur valeur. Parfois sans tenir compte de leur dangerosité ou de leur insalubrité. Elle est également connue sous le nom de syndrome de Diogène. L’accumulation excessive peut aller jusqu’à affecter la mobilité et interférer avec des activités de base, comme faire la cuisine ou le ménage, voire se laver ou dormir.


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre-eux.