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Quel rôle pour l’intelligence artificielle et les assistants vocaux dans le commerce : rétroviseur ou longue vue ?

Vu sur le net

Le portail de vente en ligne dédié au luxe Net-à-porter a mis récemment à la disposition de ses clients un robot doté d’intelligence artificielle capable de leur proposer une tenue en adéquation avec une circonstance donnée, qu’il s’agisse d’un départ en vacances, d’une soirée, d’un mariage ou d’un nouveau travail. La société a investi plus de 400 millions de livres dans son développement… Les articles proposés peuvent également être choisis en fonction des goûts de chacun, induits par ses achats précédents, son activité ou sa situation géographique. En cas de questions trop précises, l’intelligence artificielle suggérera toutefois d’entrer en contact avec un personal shopper humain…

 

Qu’en penser ?

Nouvel enjeu de la distribution, les attentes de personnalisation de la part des consommateurs pourraient trouver une réponse dans le recours à l’intelligence artificielle. Si les personal shoppers font, depuis longtemps, partie des stratégies des magasins de luxe pour booster leurs ventes, il restait un vide à combler entre la recherche non assistée et les services d’un assistant personnel. Le voilà rempli. Les plus optimistes se réjouiront de l’irruption de cette forme d’intelligence dans la relation client, gage de nouvelles perspectives d’expériences ludiques et fédératrices. Les plus sceptiques ne manqueront pas, eux, de s’interroger sur la manière dont les goûts et les esthétiques se façonnent dans notre société. Les suggestions émises par l’intelligence artificielle sont ici construites sur un historique de consommation, un profil projeté. Comment pourrait-il en sortir quelque chose d’inattendu et de surprenant ? N’est-on pas alors plus près de la flatterie que de la reconnaissance ? La consommation, trop souvent synonyme d’accumulation, a de plus en plus de mal à séduire. Ne pourrait-elle pas, pour retrouver de l’attractivité, se faire, de temps en temps, davantage « longue-vue » que « rétroviseur » en venant suggérer de nouveaux possibles ? Permettre à chacun d’être surpris par lui-même, quelle plus belle perspective ? Pour une marque, créer une relation ne se limite pas toujours à savoir tendre un miroir à ses clients. Surtout quand ceux-ci sont de plus en plus souvent en attente d’étonnement…


 

En bref

Dans le flagship milanais de la marque Woolrich, une ice-room où la température est maintenue à moins vingt degrés est à la disposition des clients qui veulent tester l’efficacité thermique des vestes de la marque.


En bref

Chez Décathlon, certains emballages cadeaux sont faits de la même matière que les serviettes éponge de sport à la marque de l’enseigne et le ruban du paquet cadeau n’est autre qu’un élastique de fitness…

Rozan P. / Marque, Communication & Publicité


En bref

Lynk & Co, nouvelle marque automobile chinoise, propose un modèle de 4X4 payable par abonnement mensuel, échangeable au bout de deux ans et doté d’un outil de partage grâce auquel le propriétaire pourra mettre à disposition d’autres personnes son véhicule lorsqu’il ne l’utilise pas. Les véhicules, tous équipés et sans option, sont aussi vendus sur Internet.


Le mot de l’œil

Social Calling : le réveil social des entrepreneurs, « le déclic pour agir », l’instant T où quelqu’un (surtout un Millennial…) décide de tout plaquer pour redonner du sens à son travail en créant une entreprise dotée d’une mission sociale. Le cri de ralliement d’une nouvelle génération de startupers bien décidée à changer le monde.


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
 signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre-eux.