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L’esprit bazar comme antidote à la morosité ?

Vu en Belgique…

Le concept, né en Finlande sous le nom de Rekhet, vient d’être importé par deux entrepreneurs en Belgique. Il s’agit d’un magasin où particuliers et entreprises peuvent louer un rayon, sur une base hebdomadaire, pour y vendre les articles de leur choix. Cela peut être un particulier qui, à la façon d’un vide-grenier, vient proposer ses objets d’occasion, un magasin de chaussures qui souhaite écouler un stock d’invendus, un jeune créateur qui se lance dans la commercialisation de bijoux faits main… Chez Rekhet, chacun a la liberté de présenter ce qu’il veut. Un rayon coûte 25 euros par semaine (pour 1 mètre de large, 60 cm de profondeur et 2,10 m de hauteur) et le montant des ventes est intégralement reversé au locataire du rayon. Les propriétaires du magasin annoncent vouloir en ouvrir 24 autres en Belgique.

Qu’en penser ?

Entre réponse faite à tous ceux qui souhaitent se lancer dans une activité commerciale, comme source de revenus principale ou complémentaire (cf. le succès du site etsy.com où chacun peut créer une boutique pour vendre ses propres créations) et lieu de rencontres à la manière des places de marché, l’initiative de Rekhet dessine les contours d’un nouveau commerce. Riche, varié et doté d’une part d’inattendu comme le e-commerce. Chaleureux, vivant et spontané comme doit le rester le commerce du monde réel. Alors que les grands magasins se veulent être de plus en plus «haut de gamme» en multipliant les «shops in the shops» aux allures luxueuses, que les magasins multimarques se raréfient au profit de concepts trop chers et trop sûrs d’eux, ultra-calibrés jusqu’à l’accueil, que reste-t-il de ce plaisir de consommer si particulier qui consiste à découvrir, s’étonner, débusquer l’inattendu et se laisser tenter sans avoir à penser d’emblée à son budget ? Avec son sens du désordre maîtrisé, Rekhet relance l’esprit bazar à sa manière. Il vient nous rappeler que, même en temps de crise, la chasse aux «bonnes affaires» n’est pas l’unique préoccupation des consommateurs et que la consommation peut être vécue comme une exploration, une découverte, un jeu, voire un moment d’abandon de soi. Une incitation pour les enseignes à revoir le système d’organisation et de présentation de leurs offres, vers moins de logiques rationnelles et de chemins balisés, pour plus de surprises et de découvertes ?


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En bref

A Paris, dans l’ancienne gare de Reuilly (12e arrondissement), vient de s’ouvrir la première boutique où tout est gratuit. On y récupère des objets pour leur donner une seconde vie, sans forcément faire du troc. Le projet est soutenu par la région Ile-de-France et l’Etat.


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En bref

Intel, leader américain sur le marché des micro-processeurs, a annoncé le lancement d’une téléréalité dédiée aux inventeurs d’objets connectés. «America’s greatest makers» offrira à son vainqueur un prix de un million de dollars.


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En bref

L’application pour mobile Trad 112, traduite en 14 langues, permet de poser les bonnes questions à des étrangers dans leur langue maternelle en cas de malaise ou de problèmes de santé.


Et aussi

Contre toute attente, les Français passent moins de temps sur leur smartphone que les autres européens. Seulement 27 % consacrent plus de deux heures par jour à leur mobile, selon un nouveau sondage de l’institut GfK pour la marque de matériel électronique espagnole BQ. Contre 60% des Portugais, et 55% des Suédois, qui l’utilisent plus de deux heures par jour.