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Et si les rues commerçantes des villes se dotaient d’une marque et d’un logo ?

Vu à Lyon

En juin dernier, à Lyon, la rue de République, une des principales artères commerçantes de la ville, profitait de l’intérêt suscité par le Festival mondial des Roses pour dévoiler sa première identité visuelle : rebaptisée la «rue de la Ré» et dotée d’un logo en forme de lion bleu. L’animal, reproduit en taille géante, trônait pour l’occasion à l’entrée de la rue qui sera, désormais, valorisée par de nouveaux éclairages nocturnes et partenaire des événements majeurs qui rythment la ville. L’opération, conjointement menée par l’Adia (l’Abu Dhabi Investment Authority, le très puissant fonds souverain de l’émirat qui possède depuis fin 2012 une trentaine d’immeubles  de la rue) et Grosvenor en charge de la gestion des actifs, a pour ambition de faire entrer l’artère dans le top 10 des rue commerçantes d’Europe…

Qu’en penser ?

Après l’initiative (non aboutie), à Paris, de La Jeune Rue qui consistait à confier chacun des magasins de la rue du Vertbois à un designer renommé associé à un producteur local, celle de la «rue de la Ré», à Lyon, vient confirmer l’émergence d’une volonté des villes de lutter contre l’uniformisation induite par la multiplication des franchises. L’application d’une logique de mode destinée à affirmer le caractère de certains de leurs quartiers et à permettre à leurs habitants de se réapproprier un territoire. A Lyon, l’opération «Rue de la Ré» s’adresse prioritairement aux habitants, avant les touristes et autres visiteurs de passage. Dotée d’un signe de reconnaissance fort (un nom, un logo, une identité visuelle), la rue acquiert un esprit qui lui permet de «transcender» son offre commerciale, plutôt «mainstream» et diversifiée. Plus facilement identifiable, elle devient ainsi un point de repère, un pôle d’attraction à même d’attirer de nouveaux profils d’enseignes, plus créatifs ou plus «tendance». Elle peut, enfin, aisément être à l’origine de différentes opérations d’animation promotionnelles ou événementielles en déclinant son identité sur différents supports. Une manière pour les villes de venir souligner que leurs commerces participent bien à la construction de leur identité.


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En bref

Mastercard a récemment annoncé qu’elle allait bientôt lancer le paiement par selfie auprès d’un panel de 500 clients. Il suffira à ces derniers de cligner des yeux pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une image sur papier…


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En bref

Aux Etats-Unis, Google Search a imaginé un nouvel outil destiné à commander facilement ses repas. A côté des adresses de restaurants délivrées par le moteur de recherche figure une icône permettant d’accéder à des services de livraison.


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En bref

Après une application permettant de commander en ligne sa pizza et de suivre son parcours, Domino’s Pizza vient de lancer en Belgique une application baptisée Pizzachef, qui offre à ses clients la possibilité de composer eux-mêmes leur pizza…


Et aussi

Selon un sondage mené par Wallapop, une application mobile d’achat et de vente de produits d’occasion auprès de ses utilisateurs, plus de la moitié (55%) des personnes, majoritairement âgées de moins de 30 ans, qui mettent en ligne des produits d’occasion sur l’application, le font pour supporter les dépenses de première nécessité comme la nourriture, le loyer, l’habillement, ou le matériel scolaire. Parmi les objets les plus plébiscités, les vêtements (51%), les accessoires (44%), les produits électroniques (42%), les livres et articles de musique (22%), le mobilier et électroménager (22%), les articles de sport (15%), et enfin les antiquités à forte valeur pour les collectionneurs (13%). La vente d’objets d’occasion aide aussi à acheter des produits que l’on n’aurait pas pu s’acheter habituellement pour 35,8% des utilisateurs, ou permet de mettre de l’argent de côté pour faire des cadeaux pour 22% des sondés.