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Le succès de l’épicerie fine comme miroir de notre époque

Vu sur le net…

Selon une étude menée par Xerfi, spécialiste des études sectorielles, l’épicerie fine aurait encore de belles perspectives devant elle. En plus de l’intérêt grandissant des Français pour le « bien manger », la gastronomie et le terroir, la reprise de la croissance devrait même stimuler le secteur. Certaines familles de produits garderont leur attractivité, comme les aliments « festifs » (foie gras, caviar, confiseries, chocolats…), alors que d’autres pâtiront des mesures de prévention publiques et des préoccupations sanitaires des Français (vin et spiritueux). Conséquences ? Les enseignes de grande distribution et le hard discount suivent le mouvement et les épiceries fines ne cessent de se multiplier à coups de « premiumisation » et de rareté, comme en témoigne à Paris l’ouverture récente du « food-court » Plisson, boulevard Beaumarchais….

Qu’en penser ?

Il y a dix ans, l’épicerie fine apparaissait comme la chasse gardée des seniors et des touristes, et peu étaient prêts à parier sur son développement. C’est peu dire que les temps ont changé. Certains verront dans ce développement la confirmation de l’envie actuelle des consommateurs de se faire plaisir avec de « bonnes choses », réponse à un besoin de réconfort face aux incertitudes portées par l’environnement. D’autres sauront lire derrière le succès de l’épicerie fine celui des produits locaux ou régionaux, manière de militer avec son caddie et d’affirmer son appartenance territoriale. La consommation au service de la construction identitaire. Ces produits du terroir sont aussi des produits d’hier, ceux que l’on a toujours connus, qui rassurent par la part de tradition qu’ils portent et permettent à plusieurs générations de se retrouver, des vingtenaires adeptes du fooding à leurs grands-parents ravis de ce retour en grâce du passé. Enfin, ces produits un peu plus rares et un peu plus chers que les autres sont aussi un peu plus beaux, confirmation de l’esthétisation progressive de notre monde… Qualité, storytelling, appartenance territoriale, capacité à plaire à toutes les générations et esthétique affirmée, les produits d’épicerie fine nous livrent, à leur manière, les clés des succès marketing d’aujourd’hui.


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En bref

Jusqu’au 4 janvier 2016, la ganterie Maison Fabre expose son savoir-faire au DS World. Le bureau de style de DS et la Maison ont imaginé pour l’occasion deux modèles de gants de conduite, produits en 50 exemplaires.


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En bref

Imaginé par Ralph Lauren, PoloTech est un maillot intelligent qui enregistre les mouvements du corps grâce à des fibres métalliques mêlées au tissu. Il peut envoyer vers une application iPhone des données telles que le rythme cardiaque, l’intensité de la respiration, le temps de récupération, la dépense d’énergie, le niveau de stress ou encore le nombre de pas effectués.


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En bref

Le site Showroom Privé vient de lancer sa propre marque de vêtements à destination des femmes, nommée IRL (fashion for women In Real Life).


Et aussi

Un tiers des consommateurs français ne veulent surtout pas recevoir de prospectus dans leur boîte aux lettres, révèle une étude OpinionWay/Bonial. 18 % de consommateurs ont déjà collé une étiquette « Stop Pub » sur leur boîte aux lettres, tandis que 14 % songent à le faire. Les seniors (38 % pour les plus de 65 ans) et les plus jeunes (46 % pour les 18-24 ans) se rejoignent sur ce rejet de la publicité forcée (étude réalisée entre le 26 juin et le 15 juillet dernier, sur un échantillon de 5.100 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus).