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Généralisation de l’éthylotest anti-démarrage comme alternative possible à la suspension du permis de conduire

(Relaxnews) – Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner annonce ce mardi 12 mars 2019 qu’il décide d’étendre à tout le territoire français la possibilité pour des personnes contrôlées en situation d’alcoolémie relevant du tribunal correctionnel d’éviter la suspension de leur permis contre l’obligation de conduire un véhicule équipé d’un éthylotest anti-démarrage (EAD).

Le ministère souhaite favoriser l’usage de l’éthylotest anti-démarrage, encore peu utilisé en France. Désormais, chaque préfet aura la possibilité, à l’issue d’un contrôle d’un conducteur présentant une alcoolémie supérieure à 0,8 g/L, de l’obliger à ne conduire que des véhicules équipés d’un EAD et, ce, pour une durée ne pouvant dépasser six mois. Un tribunal pourra ensuite décider de prolonger cette obligation jusqu’à cinq ans.

Cette mesure alternative à la suspension du permis de conduire permettra donc à ceux qui en seront les bénéficiaires de pouvoir continuer à conduire et de conserver leur activité professionnelle tout en garantissant la sécurité des autres usagers de la route.

Pour rappel, ce dispositif interdit le démarrage d’un véhicule si le taux d’alcool du conducteur est positif. Dès lors que le moteur du véhicule a démarré, l’équipement demande de manière aléatoire (entre 5 et 30 minutes plus tard) un nouveau souffle, qui doit lui aussi être réalisé à l’arrêt et ne pas s’avérer positif, pour pouvoir continuer à fonctionner. A noter que le coût de l’installation de l’éthylotest anti-démarrage, environ 1.300 euros, est à la charge de la personne en infraction.

Cette décision intervient après une période de test dans 7 départements (Drôme, Finistère, La Réunion, Loiret, Manche, Nord et Vendée). A noter que la pose d’un EAD devrait aussi prochainement être rendue obligatoire en cas de récidive d’une conduite en état alcoolique.

En 2017, 1.035 personnes ont perdu la vie dans un accident de la route impliquant un conducteur au-dessus des seuils autorisés d’alcoolémie, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

(Crédits photo : AFP PHOTO/PATRICK BERNARD )