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Loi climat, premières mesures : ça changerait quoi pour moi ?

(ETX Studio) – « Éco-score », vente en vrac, certaines publicités interdites, écologie enseignée à l’école… Voici les premières mesures de la loi climat adoptées en première lecture par l’Assemblée nationale qui pourraient prochainement modifier le quotidien des consommateurs français. 

Déjà plus d’une semaine que les débats autour de la loi Climat et résilience battent leur plein dans l’Hémicycle. En examen à l’Assemblée nationale depuis le 29 mars, ce nouveau projet de loi issu des propositions initiales de la Convention citoyenne pour le climat comporte six grands titres et 69 articles visant à faire « pénétrer l’écologie au coeur du modèle français dans ce qu’il a de plus fondamental », selon les termes de la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. 

Fortement décriée par les associations, les citoyens et de nombreux climatologues (qui lui reprochent notamment de manquer d’ambition), cette proposition de loi comprend toutefois quelques mesures concrètes susceptibles de modifier le quotidien du consommateur. À condition, naturellement, qu’elles soient définitivement adoptées.

Des étiquettes pour connaître l’impact carbone de nos vêtements

La mesure de l' »éco-score » a été adoptée pour une phase d’expérimentation d’une durée maximale de cinq ans, en vue d’une éventuelle obligation. Elle visera en premier lieu le secteur de l’habillement. À l’image du « nutri-score » déjà instauré pour les produits alimentaires, cet étiquetage a pour objectif d’informer le consommateur de l’empreinte carbone d’un produit, dans le but de favoriser des achats à faible impact environnemental.

L’idée n’est toutefois pas nouvelle : début 2020, l’Agence de la transition écologique (Ademe) a lancé une initiative similaire en proposant un affichage environnemental sur les produits du quotidien destiné à mieux guider les consommateurs. 

La vente en vrac va progressivement devenir obligatoire dans les grandes surfaces

Vendredi 2 avril, les députés ont donné leur feu vert pour l’article 11, visant à développer la vente en vrac. Concrètement, la mesure prévoit pour les commerces de plus de 400 m2 un objectif de 20% de la surface de vente consacrée d’ici à 2030 à la vente en vrac. Le dispositif exclut toutefois certains commerces, notamment ceux spécialisés dans la vente de spiritueux et de parfums. 

Disparition de certaines publicités 

Si vous étiez habitués à la vue de petites banderoles publicitaires passant dans le ciel suspendues à un hélicoptère, il va bientôt falloir en faire le deuil. L’article 8 du projet de loi qui prévoit d’interdire ce type de promotion a en effet été adopté par les députés jeudi 1er avril. Si elle est définitivement validée, cette interdiction devrait s’appliquer dès le 1er janvier 2022. 

L’écologie enseignée de l’école primaire au lycée 

Les députés ont également voté en faveur de l’instauration d’un comité dédié au développement durable dans chaque établissement scolaire (article 3), de la primaire au lycée, afin « de favoriser le développement de projets concrets de sensibilisation à l’environnement ».

« Demain, un comité dédié dans chaque établissement, du primaire au lycée, programmera des activités de sensibilisation à l’environnement, qui renforceront les projets des éco-délégués et les sorties découvertes en pleine nature par exemple », détaille le gouvernement.

(Crédits photo : Summer Hanson / Shutterstock )