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D’influenceur à vendeur, il n’y a qu’un pas.

11
déc
2017

Patricia B. / L’Observatoire Cetelem

Vu sur les réseaux sociaux

Pour le lancement de Glitch, son dernier modèle de chaussures de football au revêtement interchangeable et au design exclusif, Adidas a imaginé une approche inédite fondée sur la rareté et l’animation d’un réseau d’influenceurs locaux. Pour l’acquérir, le potentiel futur client devait, en effet, récupérer un code auprès d’une trentaine d’Instagrammeurs et YouTubeurs de la galaxie foot parisienne et ce, uniquement via l’application mobile dédiée Glitch. Chaque influenceur disposait de dix codes et chaque nouvel acquéreur se voyait attribuer à son tour dix codes à partager afin d’assurer une diffusion virale. Ne restait plus, alors qu’à télécharger une application dédiée permettant de personnaliser un modèle, de le commander et de se le faire livrer en 4 heures.

 

Qu’en penser ?

En apparence totalement anecdotique, l’opération imaginée par Adidas pour le lancement de son modèle Glitch est, à bien y regarder, autant innovante qu’inspirante. Elle vient tout d’abord nous prouver qu’il n’est pas toujours nécessaire de posséder des points de vente et même un site de e-commerce pour vendre. Mieux : qu’il n’est pas non plus nécessaire de permettre de toucher et d’essayer le produit pour en provoquer l’achat. L’avis de ses pairs sur les réseaux sociaux vaut recommandation « aveugle » et suffit à éloigner tous risques de déception. Cela d’autant plus que les influenceurs sollicités ne sont pas des professionnels (souvent soupçonnés d’être « complice » de la marque…), mais des passionnés, membres de clubs locaux qui trouvent là de quoi nourrir un certain sentiment d’exclusivité et de tisser des liens de proximité par l’échange. Le storytelling individuel se substitue ainsi à celui de la marque qui ne manquera pas, en retour, d’y puiser de nombreuses informations sur les attitudes et comportements de ses cibles : la grande vertu du concept  « d’influenceur/média/porte-parole/ vendeur » …


 

En bref

Les clients du magasin Delhaize Boondael dans le quartier de Ixelles à Bruxelles peuvent désormais acheter des légumes récoltés dans le potager (360 mètres carrés) installé sur son toit. Cinq sortes de salades y sont pour le moment proposées en attendant d’autres légumes dès 2018. Ce projet est également l’occasion pour l’enseigne de faire découvrir l’agriculture urbaine aux habitants du quartier et aux écoliers.


 

En bref

« Le vrai chic littérère » est un projet de librairie d’occasion buissonnière ayant pour objectif de faciliter l’accès au livre que ce soit sur un plan financier (moitié prix par rapport au prix neuf), géographique (pas de librairie sur le territoire) ou vers des publics empêchés (prisons, hôpitaux, maisons de retraite…).

Véronique B. / Marque, Communication & Publicité


En bref

À partir de janvier prochain, les passagers du métro londonien pourront tester un nouveau système de billetterie à partir de la reconnaissance faciale et de la paume de la main.

Caroline G. / B2C Stratégie


Le mot de l’œil 

Causumer : après le consumer, acheteur compulsif héritier des trente glorieuses, place au « causumer », consommateur pour qui l’acte d’achat doit revêtir une dimension militante.


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre-eux.

 

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