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Le commerce communautaire, ce n’est pas seulement un commerce destiné à une communauté, c’est aussi un commerce animé par une communauté

Vu à Colmar

À Colmar, sur la route de Neuf-Brisach, six agriculteurs ont repris, il y a un an, un ancien magasin Lidl pour y proposer leurs produits, tous originaires d‘Alsace. Baptisé Cœur Paysan, le magasin multiplie les signes de terroir, entre planches brutes, photographies des responsables d’exploitation, origines géographiques indiquées sur chaque produit, bidons de lait à l’ancienne, vaisseliers en bois et nappes vichy… Trente producteurs, reconnaissables à leur tablier vert, sont associés au projet comme actionnaires de l’entreprise et doivent passer au moins deux demi-journées par mois au magasin. Huit personnes ont été embauchées à temps complet pour permettre une ouverture cinq jours par semaine, de 9 heures à 19 heures. Grâce aux 2 000 clients actuels par semaine, l’objectif de 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires au bout d’un an devrait être tenu.

Qu’en penser ?

Reprendre un magasin Lidl pour y installer une expérience de vente directe de produits locaux est autant une initiative économique qu’un acte symbolique qui vient témoigner de l’envie actuelle du commerce d’initier de nouveaux modèles. En proposant des prix justes plutôt que des prix bas afin de défendre une production et des traditions locales, Cœur Paysan sort des codes habituels de la grande distribution, incite ses clients à prendre de la distance par rapport à la seule préoccupation prix pour s’interroger sur la valeur des choses et favorise ainsi une prise de conscience des origines des produits. En se présentant comme une communauté de producteurs, l’enseigne fait aussi la preuve qu’un autre mode de fonctionnement est possible pour le commerce puisqu’ici, chacun de ses membres contribue autant à l’approvisionnement du magasin qu’à son animation, à sa gestion et même à la diffusion du savoir agricole. Favoriser la curiosité de ses clients, leur donner envie d’en savoir plus, accroître leur connaissance pour sortir de l’anonymat alimentaire ne pourrait-il pas être, aussi, une des missions de la grande distribution ?


 

En bref

Aux Etats-Unis, le site dogwalker.com a imaginé un nouveau service pour les centres commerciaux : des niches connectées mises à la disposition de leurs visiteurs afin que ceux-ci puissent y laisser leur animal de compagnie le temps de leurs courses.

Véronique B. / Marque, Communication & Publicité


 

En bref

La plus grande chaîne de bus de Londres, Go-Ahead, serait en pourparlers avec Amazon pour convertir les dépôts de bus en centres de livraison et utiliser les bus eux-mêmes pour livrer des colis.


En bref

Pour aider les personnes atteintes d’autisme et leurs accompagnants, l’association australienne Autism Spectrum Australia a mis en place des  « heures calmes »  dans les supermarchés Coles. Durant ces moments, les lumières sont diminuées, la radio est éteinte, le volume sonore est baissé et le nombre de caddies est limité. Déjà 68 magasins ont commencé à jouer le jeu.

Damien S. / Stratégie Retail


L’attrape Œil

Selon une étude publiée par le magazine LSA, 82% des Français ont le sentiment d’être plus attentifs à leur alimentation qu’il y a 3 ans, 70 % recherchent des produits plus sains et 45 % des produits de meilleur goût.


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre-eux.