Skip to content

Quand les lieux de marques deviennent des lieux de vie

Vu à New York et sur le site de l’Échangeur

À Brooklyn, la marque Mini a transformé un entrepôt de 2 000 mètres carrés en un lieu baptisé A/D/O pour Amalgamated Drawing Office, défini comme un point de rassemblement et de rencontres de talents capables d’imaginer des objets et des outils qui changeront le monde comme a pu le faire la Mini en son temps. L’espace est structuré autour d’un restaurant, le Norman, d’un open space central permettant à chacun de venir travailler librement et de grandes terrasses extérieures décorées par des artistes locaux. Une offre d’objets, de gadgets et de meubles est également proposée, sélectionnés par des designers partenaires ou créés par des membres d’A/D/O. Les designers et autres créateurs professionnels peuvent, eux, en échange d’un loyer raisonnable, disposer d’espaces de travail au sein d’un accélérateur de start-up et accéder à des services comme des imprimantes 3D leur permettant de prototyper leur projet. A/D/O se veut aussi, bien sûr, être un lieu d’expositions, de conférences et d’échanges grâce à un programme dense d’événements. 

Qu’en penser ?

Il y a encore quelques années, il n’était pas rare qu’un constructeur automobile décide d’adjoindre à un de ses showrooms emblématiques, un restaurant ou un café où il imaginait organiser des événements culturels. L’initiative de Mini (qui n’est pas sans rappeler celle de la Maif évoquée dans l’Œil de mars 2017) vient prouver que si les marques n’ont pas renoncé à l’idée de posséder un « lieu », celui-ci est désormais davantage là pour transmettre un état d’esprit ou un style de vie que pour présenter ou vendre leurs produits. Leur présence y est donc discrète (soft selling) pour faire la part belle aux échanges et aux rencontres, synonymes de vitalité et de créativité dont leur image ne manquera pas de profiter… Le lieu imaginé par Mini a aussi pour particularité de s’adresser à la fois au grand public et aux professionnels du design, ce qui lui permet, en scénarisant la présence de start-up et d’imprimantes 3D, de signifier que la création et l’innovation jouent pour elle un rôle essentiel. Une manière d’affirmer sa dimension émotionnelle et relationnelle. Convaincues de la nécessité de se différencier, les marques n’ont-elles pas pour obsession de toujours chercher à apparaître sous un jour nouveau ? De préférence, loin de leur métier d’origine et de leur offre produits.


 

En bref

Intel travaille actuellement sur une paire de lunettes connectées très discrètes, sans caméra embarquée et ne pesant que 50 grammes. Elles fonctionneront en tandem avec un smartphone auquel elles seront connectées par Bluetooth et grâce auquel elles pourront afficher des notifications contextuelles.

Isabelle R. / Marketing France


En bref

L’entreprise française Lyspackaging a mis au point VeganBottle, une bouteille en plastique 100 % végétale, conçue à partir de canne à sucre pour créer un matériau étanche recyclable à l’infini et compostable.


En bref

La société Poulehouse a décidé de sauver les poules pondeuses de l’abattoir, une destinée qui leur est réservée à 18 mois dès lors que leur taux de fécondité décline. Poulehouse commercialise des œufs bio dont une partie du prix de vente permet de financer un lieu accueillant les poules en fin de vie.


Un œil dans le rétro

Enavril 2003, on pouvait lire dans l’Œil…
Low-lost

Le fait

Alors que différentes enseignes (Carrefour, Leclerc, Système U et Intermarché) testent actuellement des gondoles « Zéro Gâchis » destinées à valoriser les produits dont la DLC arrive à expiration, il s’est récemment ouvert au cœur de Nîmes, une boulangerie nommée « Au pain de la veille » commercialisant des baguettes cuites la veille à moitié prix, ainsi que des gâteaux, des pizzas et des pâtisseries, tous issus d’une vingtaine de boulangeries de la ville…

L’analyse

Face à l’état de tension dans lequel se trouvent aujourd’hui les marchés, les enseignes ne cessent d’inventer de nouvelles formes de « contrats » avec leurs clients pour maintenir leurs envies d’achat comme pour répondre à leurs préoccupations prix. Ici, c’est une alternative au low-cost qui a été imaginée puisque les produits proposés sont récupérés des marchés « normaux » c’est-à-dire, ni fabriqués au moindre coût, ni associés à un service réduit. Les consommateurs peuvent ainsi continuer à faire leurs courses dans leurs enseignes habituelles ou en centre-ville sans changer leurs habitudes. L’initiative vient aussi répondre au désir actuel des consommateurs de participer à la limitation du gaspillage, manière pour eux de venir donner une nouvelle dimension à la notion de « consommateur-acteur ». Après la quête du meilleur rapport « qualité-prix », celle du rapport « coût-éthique » ?


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
 signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre-eux.