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Et si le commerce arrêtait d’envisager la vente comme le point de départ de toute relation avec ses clients ?

Patricia B. / L’Observatoire Cetelem

Vu à Wasquehal et dans le quartier de SoHo à Manhattan

Inspirée par quelques initiatives américaines comme celle de Nike qui, dans son magasin de SoHo, met à la disposition de ses clients, matériel et vêtements pour jouer au basket ou au foot, l’enseigne Boulanger vient d’ouvrir à Wasquehal (près de Lille) un nouveau concept de magasin sur 300m2 seulement, baptisé Le Comptoir, où les clients peuvent tester les appareils, de l’aspirateur au robot cuiseur en passant par les drones. Et accessoirement acheter, sur place ou en ligne. Les vendeurs, (renommés ici les « équipiers »), polyvalents et nombreux, sont là pour conseiller et favoriser la prise en mains des appareils pour en tester la maniabilité, le niveau sonore ou les performances comparées. Seuls des produits ayant obtenus entre 4 et 5 étoiles dans les avis consommateurs sont ici proposés. Le Comptoir organise par ailleurs des cours (de cuisine, de réparation d’écrans cassés de smartphones…) et met à disposition un point de retrait de colis ainsi qu’une imprimante 3D pour refaire des pièces détachées.

Qu’en penser ?

Bien que rare et, pour certains, anecdotique, la nouvelle enseigne imaginée par Boulanger porte pourtant déjà en elle tous les traits du commerce de demain. Par le choix des mots, tout d’abord, parfaitement révélateur de l’intention sous-jacente. « Comptoir » plutôt que « magasin » pour induire l’idée de discussion, de proximité et de circulation de l’information. « Equipiers » plutôt que « conseillers » pour estomper les frontières entre acheteurs et vendeurs, induire le rapprochement et faire de la consommation une expérience à vivre et à partager. Des acteurs de la transition du désir vers l’achat plutôt que des acteurs de la transaction. La conception du magasin est aussi mise au service du concept. Relativement intime et entièrement orienté vers l’expérience, il vient apporter une réponse au commerce virtuel, qui ne peut proposer de contacts physiques avec les produits, et suggérer un nouvel imaginaire de consommation, entre lieu de vie et atelier. Les magasins de demain seront moins des lieux de transactions que des lieux d’échanges, de découvertes et d’expériences. Pour y parvenir, ne faut-il pas commencer par envisager la vente, non comme un point de départ, mais comme la résultante d’une conjonction d’interactions agréables et positives avec des « équipiers » ?


 

En bref

Pour accompagner le lancement de ses nouveaux pancakes, la marque Brioche Pasquier a imaginé un traducteur d’expressions québécoises.

Celia H. / Marque, Communication & Publicité


 

En bref

La start-up française Fitle propose une cabine d’essayage virtuelle. Une appli permet de créer son avatar en 3D à partir d’une photo en pied et en renseignant son poids et sa taille, pour ensuite essayer les produits des 200 marques partenaires.



 

En bref

L’hypermarché Carrefour de Hasselt (Belgique) met à la disposition de ses clients en déficit de mobilité un service de «personal shopper» afin de les accompagner pendant leurs courses.

Damien S. / Stratégie Retail


 

Et aussi…

21 milliards d’euros, soit 0,1 % du produit intérieur brut français. Telle est la valeur totale des 98 millions de transactions réalisées par des particuliers sur le site Leboncoin en 2016. Hors immobilier. 18 millions de personnes y ont acheté et/ou vendu un bien. 29 % d’entre eux habite en zone rurale et 50 % est originaire de communes de moins de 20.000 habitants. 13 % sont âgés de moins de 24 ans, 48 % de 25 à 49 ans, et 39 % de plus de 50 ans. Enfin, ils se disent prêts à faire, en moyenne, 30 kilomètres pour aller récupérer l’objet de leur convoitise…


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre-eux.