Partie - L’origine des marques fait de la résistance

Critère national à géométrie variable

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UN CHOIX D’ACHAT NATIONAL DANS LES GRANDS PAYS CONSTRUCTEURS

Est-ce dû au flou qui entoure la notion de nationalité d’un véhicule ? Force est de constater un nationalisme très variable, quand il s’agit de choisir la marque de sa future voiture. Si seulement en moyenne 1 personne interrogée sur 5 choisirait d’acheter une voiture d’une marque de son pays, les écarts de point de vue sont spectaculaires. À ce sujet, le Japon fait part de sa préférence incontestable pour acheter d’abord et avant tout japonais. Chine et USA s’associent au Japon, plus modérément, avec cependant une majorité d’opinions favorables, pour opter en faveur des marques nationales, tout comme l’Allemagne, et dans une moindre mesure la France. À l’inverse, des pays « sans marques » comme les Pays-Bas, la Belgique et le Portugal en viennent logiquement à ne pas prendre en compte ce critère. La chute brutale de la production automobile en Italie pourrait expliquer le score modeste enregistré.

Fig. 19 – Préférence pour l’achat d’une marque de son pays, par pays (% de répondants)

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Préférence pour une marque de son pays à l'achat d'une voiture : de 12 % (Pays-Bas) à 83 % (Japon). Diagramme en barres verticales présentant, pour 13 pays, la part de répondants qui préfèrent ou préféreraient acheter une marque de leur pays (modalité « De votre pays »). À tous, en pourcentage. Source : Observatoire Cetelem de l’automobile 2027. • Allemagne : 53 • Belgique : 14 • Chine : 52 • Espagne : 26 • États-Unis : 51 • France : 48 • Italie : 30 • Japon : 83 • Pays-Bas : 12 • Pologne : 20 • Portugal : 18 • Royaume-Uni : 31 • Turquie : 28 À retenir : le Japon (83 %) est très nettement en tête. Suivent l’Allemagne (53 %), la Chine (52 %), les États-Unis (51 %) et la France (48 %). Les Pays-Bas (12 %) et la Belgique (14 %) sont les plus bas.

LES CHAMPIONS NATIONAUX FONT SOUVENT LA LOI

En Allemagne et au Japon, les deux pays où le nationalisme automobiliste est le plus revendiqué, le podium des trois plus grands vendeurs est occupé par trois marques nationales. En France, si l’on considère Dacia, filiale de Renault, comme une marque nationale, il en est de même.

Fig. 20 – Top 3 des marques en part de marché du pays en 2025 (% des ventes de véhicules particuliers)

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Trois premières marques par part de marché en 2025 dans 13 pays : la concentration va de 21 % (Royaume-Uni) à 58 % (Japon). Tableau présentant, pour 13 pays, les trois marques ayant les plus fortes parts des ventes de véhicules particuliers du pays en 2025, avec leur part en pourcentage. Une ligne finale indique la concentration du top 3, c’est-à-dire la somme des parts des trois marques affichées. Source : Marklines. Pour chaque pays : marque n° 1 ; marque n° 2 ; marque n° 3 ; concentration du top 3. • Allemagne : Volkswagen 20 % ; Mercedes-Benz 9 % ; BMW 9 % ; concentration 38 % • Belgique : BMW 11 % ; Volkswagen 9 % ; Mercedes-Benz 7 % ; concentration 27 % • Chine : BYD 14 % ; Geely 6 % ; Volkswagen 6 % ; concentration 26 % • Espagne : Toyota 8 % ; Renault 7 % ; Volkswagen 7 % ; concentration 22 % • États-Unis : Toyota 13 % ; Ford 12 % ; Chevrolet 11 % ; concentration 36 % • France : Renault 17 % ; Peugeot 14 % ; Dacia 9 % ; concentration 40 % • Italie : Fiat 9 % ; Toyota 8 % ; Volkswagen 7 % ; concentration 24 % • Japon : Toyota 26 % ; Suzuki 16 % ; Honda 16 % ; concentration 58 % • Pays-Bas : Kia 10 % ; Volkswagen 8 % ; Skoda 7 % ; concentration 25 % • Pologne : Toyota 15 % ; Skoda 11 % ; Volkswagen 7 % ; concentration 33 % • Portugal : Peugeot 10 % ; Renault 8 % ; Mercedes-Benz 8 % ; concentration 26 % • Royaume-Uni : Volkswagen 9 % ; BMW 6 % ; Ford 6 % ; concentration 21 % • Turquie : Renault 12 % ; Volkswagen 18 % ; Toyota 7 % ; concentration 27 % À retenir : Toyota est n° 1 dans quatre marchés (Espagne, États-Unis, Japon, Pologne). Volkswagen l’est en Allemagne et au Royaume-Uni, Renault en France et en Turquie. Le marché japonais est le plus concentré (58 %), devant la France (40 %) et l’Allemagne (38 %). Le Royaume-Uni (21 %) et l’Espagne (22 %) sont les plus fragmentés.

UNE ORIGINE LOCALE QUI RÉSISTE DIFFICILEMENT À LA CONCURRENCE ÉTRANGÈRE…

Le tropisme national supporte difficilement la concurrence lorsque celle-ci affiche des atours séduisants. En moyenne, seulement 3 automobilistes sur 10 ont renoncé à acheter une voiture d’une marque étrangère qui leur plaisait pour privilégier un véhicule régional. En ce domaine, les USA, suivis de la Chine, font preuve de la plus forte résistance (43 %).

Tout le contraire, une fois encore, de l’Italie qui met le drapeau automobile patriotique en berne. Il faut se rendre dans les grandes villes et auprès des jeunes, de préférence masculins pour rencontrer les témoignages les plus « patriotiques ».

Fig. 21 – Avez-vous déjà renoncé à une marque étrangère qui vous plaisait pour privilégier une marque de votre zone régionale ? Part de « oui » (%)

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Part ayant renoncé à une marque étrangère pour une marque régionale : 32 % au total, de 20 % (Italie) à 43 % (États-Unis). Détail ci-dessous. Diagramme en barres verticales présentant, pour 13 pays, la zone Europe et le total, la part de répondants ayant déjà renoncé à une marque étrangère qui leur plaisait pour privilégier une marque de leur zone régionale. À tous, en pourcentage, part de « oui ». Source : Observatoire Cetelem de l’automobile 2027. • Allemagne : 35 • Belgique : 29 • Chine : 39 • Espagne : 29 • États-Unis : 43 • France : 30 • Italie : 20 • Japon : 27 • Pays-Bas : 29 • Pologne : 36 • Portugal : 37 • Royaume-Uni : 24 • Turquie : 37 • Europe : 30 • Total : 32 À retenir : les États-Unis (43 %) et la Chine (39 %) sont en tête, devant le Portugal et la Turquie (37 %). L’Italie (20 %) et le Royaume-Uni (24 %) sont les plus bas. Le total est de 32 %.

… MAIS DES AUTOMOBILISTES PRÊTS À PAYER UN PEU PLUS POUR UNE VOITURE DE LEUR PAYS

Pour autant, les automobilistes font preuve d’une (petite) bonne volonté financière quant à l’achat d’un véhicule de leur pays ou d’un pays voisin. 76 % affirment qu’ils sont prêts à payer plus, les plus nombreux étant les Chinois, les Américains, les Turcs et les Polonais. Payer plus, mais pas trop, aux alentours de 5 %. Les jeunes confirment leur volonté de porter les marques locales en se montrant significativement les plus généreux. 9 sur 10 accepteraient de payer un surcoût et 4 sur 10 évalueraient son montant entre 5 et 10 %.

Fig. 22 – Surcoût maximum accepté pour l’achat d’une voiture d’une marque de son pays ou de sa zone géographique (% acceptant un surcoût)

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Part acceptant un surcoût pour une marque de son pays ou de sa zone : 76 % au total, de 69 % (Italie, Pays-Bas) à 85 % (Chine). Diagramme en barres verticales présentant la part de répondants qui accepteraient un surcoût pour acheter une voiture d’une marque de leur pays ou de la même zone géographique. « Accepterait un surcoût » regroupe les tranches 1-5 %, 6-10 %, 11-20 % et 20 % et plus. À tous, en pourcentage. Source : Observatoire Cetelem de l’automobile 2027. • Allemagne : 78 • Belgique : 74 • Chine : 85 • Espagne : 72 • États-Unis : 80 • France : 77 • Italie : 69 • Japon : 75 • Pays-Bas : 69 • Pologne : 80 • Portugal : 74 • Royaume-Uni : 73 • Turquie : 80 • Europe : 74 • Total : 76 À retenir : dans tous les pays, plus de deux répondants sur trois accepteraient un surcoût. La Chine (85 %) est en tête, devant les États-Unis, la Pologne et la Turquie (80 %). Le total est de 76 %.

LE CHOIX NATIONAL, UNE QUESTION DE GOÛT

Mais alors, si les automobilistes sont prêts à payer plus cher pour une voiture locale, quelles raisons les motiveraient-ils ? Si aucune n’émerge véritablement dans le catalogue des raisons possibles, 1 automobiliste sur 5 place en première position l’effet séduction.

Derrière ce critère hédoniste et personnel revendiqué surtout par les Portugais, les Britanniques et les Allemands, la rationalité et le soutien économiques se placent en deuxième position, avec les Américains et les Français pour être les plus nombreux à y accorder de l’importance. Notons aussi le souhait de pouvoir s’appuyer sur un réseau d’après-vente de proximité, sujet sur lequel nous reviendrons plus en détail (voir partie 4).

Fig. 23 – Raisons du choix d’un véhicule de marque nationale (% des répondants ayant renoncé à une marque étrangère)

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Raisons de choisir une marque nationale : « la voiture plaît » (20 %) devant l'emploi et l'économie (17 %). Diagramme en barres horizontales présentant les raisons du choix d’un véhicule de marque nationale. Total pays, en pourcentage. La question s’adresse à ceux qui ont déjà renoncé à une marque étrangère qui leur plaisait pour privilégier une marque de leur pays ou européenne. Source : Observatoire Cetelem de l’automobile 2027. • Uniquement parce que la voiture vous plaît : 20 • Pour soutenir l’emploi et l’économie de votre pays : 17 • Pour bénéficier d’un réseau d’après-vente dans votre pays : 16 • Parce que cela vous correspond : 14 • Parce que la revente est plus facile et plus sûre dans votre pays : 14 • Par attachement aux marques nationales, pour leur histoire : 11 • Par fierté : 8 À retenir : le goût pour le modèle passe avant le soutien à l’économie nationale. La fierté (8 %) et l’attachement à l’histoire des marques (11 %) sont les raisons les moins citées.
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De réelles connaissances de marques
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Le label européen reconnu et plébiscité