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Après la toute-puissance des signes, place à la toute discrétion des marqueurs.

Vu un peu partout

Il y a peu, on apprenait que, pour développer son enseigne Kyriad à l’international, le groupe Louvre Hôtels comptait proposer du yaourt glacé au petit-déjeuner, un bar à bières internationales ou encore un oreiller à mémoire de forme. D’autres établissements hôteliers développent, eux, leur propre ligne de parfum, de produits cosmétiques (bios et éco-responsables) ou de bougies parfumées pour permettre à leurs clients de prolonger les sensations éprouvées lors de leur séjour. Et pourquoi ne pas laisser à ses clients un mot de remerciement écrit à la main comme le fait Frichti, le site de plats cuisinés maison, lors de chacune de ses livraisons ? Chacun cherche sa bouteille d’eau qui a permis à Uber de se différencier des taxis existants.

Qu’en penser ?

Au moment où les offres s’uniformisent, chacun tente d’imaginer la petite différence qui va lui permettre de se faire remarquer et préférer, preuve que ce ne sont désormais plus tant les promesses globales qui séduisent –les «unique selling propositions» du marketing d’hier, ni toujours crédibles, ni toujours tangibles )– que les petites attentions qui donnent aux consommateurs le sentiment d’être reconnus et d’appartenir à une communauté. Des petites attentions en apparence marginales, mais devenues aujourd’hui essentielles puisqu’elles permettront aux marques qui en sont les auteurs de figurer sur les réseaux sociaux et de venir ainsi prouver leur différence sur des marchés devenus ultra concurrencés. Après les logos, facilement identifiables, exposés aux yeux de tous et déclinés à l’envi, c’est une autre génération de signes qui émerge, plus discrets, moins explicites, plus inventifs aussi, qui sauront étonner les nouveaux clients et que les habitués rechercheront et apprécieront. Des « marqueurs », davantage faits pour être reconnus qu’affichés, qui contribueront, aussi discrètement qu’efficacement, au renforcement de la relation client.


 

En bref

Avec son 3D Virtual Shopping Tour, l’enseigne américaine de la grande distribution Walmart permet à l’internaute de visiter un appartement reproduit à 360° dans lequel il peut cliquer sur près de 70 produits pour les acheter. Une expérience adaptée aussi bien aux navigateurs Internet qu’aux casques de réalité virtuelle. Une offre pour le moment réservée à la maison et à la décoration.


 

En bref

Aux Etats-Unis, la direction de WeWork, société de location de bureaux et d’espaces de coworking, a annoncé que viande rouge, porc et volaille ne seront plus au menu dans ses cantines et qu’elle ne remboursera plus les repas d’affaires contenant de la viande.


En bref

Dans ses usines de Leipzig, Porsche a installé cinquante ruches, ce qui signifie plus de 3 millions d’abeilles vivant sur les 130 hectares du site. Les abeilles de Porsche ont déjà produit 1,4 tonne de miel mis en pot et commercialisé sous le nom de Turbienchen. Cet été, le constructeur organisait des visites de ses ruches…


L’attrape Œil

86 % des consommateurs estiment que les frais de livraison sont trop élevés et 54 % préfèrent acheter en magasins physiques quand ces frais dépassent un certain seuil, selon une enquête menée par Research Now pour le spécialiste des solutions logistiques Neopost Shipping. 83% des Français plébiscitent la livraison gratuite et seulement 17% privilégient la rapidité… L’étude souligne aussi que 61 % des consommateurs demeurent néanmoins prêts à payer plus cher pour le confort d’une livraison à domicile… (Enquête menée auprès d’un millier de clients tricolores et de 277 sites de vente en ligne).


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre-eux.