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C’est en proposant des expériences inédites que les enseignes du monde réel trouveront leur place face au e-commerce

Vu à Villeneuve d’Asq

A Villeneuve-d’Ascq, sur son campus, Decathlon a récemment ouvert un nouveau concept de 800 m2, baptisé Decathlon DX réservé aux membres de son programme de fidélité. Sa spécificité est de n’y proposer qu’une seule catégorie de produits qu’il est, bien sûr, possible d’acheter mais surtout de tester afin de mieux les connaître et de les améliorer grâce à des ateliers de co-conception animés par les équipes de l’enseigne. La catégorie présente est renouvelée toutes les dix semaines. Pour l’ouverture, il s’agissait de chaussures pour enfants et les clients disposaient pour l’occasion d’un scanner du pied et d’une imprimante 3D pour produire des prototypes ou des pièces personnalisées. Depuis mi-novembre, ce sont les bonnets, gants et vestes de protection qui sont à l’honneur. Des vidéos présentes dans le magasin diffusent par ailleurs des images des chaînes de production et informent des initiatives de durabilité adoptées par l’entreprise et ses employés.

Qu’en penser ?

Alors que toutes les enseignes de la grande distribution multiplient les petits formats (proximité, dépannage et drive piétons) ou réduisent le nombre de leurs hypermarchés, la proposition de Decathlon vient nous rappeler que le futur de la distribution ne passera pas seulement par un arbitrage entre des formats existants, mais aussi (et surtout) par l’invention de nouvelles propositions relationnelles. Decathlon DX prend ainsi les critères habituels du commerce à contrepied. Il ne s’adresse pas à tout le monde, mais seulement à ses clients les plus impliqués et les plus fidèles, possesseurs de sa carte, manière de leur exprimer sa reconnaissance autrement qu’en récompensant le nombre et le montant de leurs achats. Il ne propose pas, non plus, l’offre la plus large possible, mais, au contraire, une seule catégorie de produits sur laquelle elle se focalise en interrogeant ses clients pour répondre au mieux à leurs attentes. Une manière de venir rappeler que ceux-ci ne sont pas que des contributeurs à son chiffre d’affaires et qu’ils peuvent aussi être des sources de valeur ajoutée. Entre show-room et laboratoire, le futur du magasin se dessine…


En bref

La banque Revolut propose une carte dédiée aux mineurs, baptisée Revolut Junior, leur permettant de gérer leur propre compte. Leurs parents (qui doivent aussi être clients de la banque) peuvent ainsi contrôler l’ensemble des opérations effectuées depuis une application dédiée.


En bref

Le groupe catalan de parfums Puig (Carolina Herrera, Nina Ricci, L’Artisan Parfumeur…) vient de dévoiler AI.LICE, une technologie qui permet de connaître la composition olfactive d’un parfum sans avoir à le sentir ou à manipuler le flacon. Le client n’a qu’à scanner un QR code avec son smartphone.


En bref

Depuis début octobre, Zalando propose la vente et l’échange d’articles de seconde main. Lancé en Allemagne et en Espagne, ce service est aujourd’hui disponible en France, Belgique, Pays-Bas et Pologne.

 


L’attrape Œil

D’après une étude publiée par Mastercard, 3 Européens sur 4 (74%) préfèrent désormais faire leurs courses auprès des commerces de proximité. Ils sont 85% en France. Depuis le confinement, 50% des Européens pensent que ces enseignes sont pratiques (42% des Français) pour éviter les files d’attente au supermarché (respectivement 40% et 29%) et  limiter les déplacements (respectivement 31% et 56%). 50% des Européens contre 44% des Français veulent soutenir ces petits commerçants de quartier pour faire face économiquement à la situation.  (Etude réalisée auprès de 13 000 personnes à travers 16 pays, interrogées en septembre 2020.)