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Des expériences clients qui vont toujours plus loin…

Vu à Paris, à Bordeaux et aussi (sans doute) ailleurs

Du 23 au 27 septembre prochain, Chanel proposera une expérience immersive inédite au sein du Jardin des Plantes à Paris. Baptisée « La Beauté se cultive », elle emmènera ses visiteurs à la découverte de ses plantations et de ses filières végétales, manière pour elle de souligner sa démarche écoresponsable et ses engagements. Si de nombreuses marques disposent d’un musée maison, peu d’entre elles proposent une véritable immersion dans leur univers et celles qui le font restent, pour le moment encore, majoritairement dans le monde de la beauté (Yves Rocher, Fragonard). L’approche est pourtant très appréciée des consommateurs comme le prouve, à Paris, le succès rencontré depuis plusieurs années par L’Atelier des Lumières qui projette de manière immersive des images de tableaux sur des écrans géants. Ce principe a d’ailleurs été repris, cet été, à Bordeaux, pour l’inauguration des Bassins de Lumières autour des œuvres de Klimt. Le Grand Palais propose, lui (jusqu’au 27 septembre), une plongée au cœur de la vie de Pompéi avant la catastrophe…

Qu’en penser ?

C’est désormais un attendu de base dans le commerce : le consommateur veut que ses achats soient associés à une expérience singulière, manière pour lui, comme pour l’enseigne qui en est à l’origine, de sublimer ce qui n’est finalement qu’une transaction. Pour y parvenir, les marques ont commencé par rendre leurs points de vente plus émotionnels en accordant une attention particulière à leur design et à leur architecture. Certaines d’entre elles sont allées jusqu’à inviter leurs clients à des journées portes ouvertes (cf. Yves Rocher dans l’Œil de mars). Les voilà maintenant qui pourraient, comme ici Chanel, être tentées de s’installer dans d’autres lieux que les leurs (des musées, des grands magasins mais aussi, demain, pourquoi pas, des théâtres ou des institutions) pour y proposer des expériences immersives et renforcer ainsi leur capital culturel. Face à l’accaparement croissant suscité par les réseaux sociaux, seuls des moments forts, inédits ou spectaculaires, pourront encore réussir à attirer l’attention. Les expositions immersives y répondent parfaitement. Au siècle dernier, il était écrit dans les musées « Touchez avec les yeux », une recommandation on ne peut plus d’actualité qui, aujourd’hui, signifie aussi que chacun attend d’être touché par ce qu’il voit.


En bref

Depuis cet été, un distributeur automatique de produits locaux est installé dans la gare de Besançon-Viotte. Il est rempli de comté, morbier, tome du Jura, saucisses de Morteau et d’autres produits de Franche-Comté, fournis par la crèmerie La Rigotte à Besançon.


En bref

Comme chaque année depuis 7 ans, cet été, Le Camion qui Livre, initié par Le Livre de Poche, a sillonné les plages à la rencontre de ses lecteurs. A chaque étape, un libraire local y installait sa sélection et conseillait la clientèle.


En bref

Depuis le 25 août, les clients du Carrefour de Villiers-en-Bière peuvent réserver un créneau pour passer en caisse en scannant un QR code situé dans différents endroits du magasin. Le principe, qui avait été déjà testé sans grand succès, pourrait retrouver de la pertinence en période de Covid-19…

 


L’attrape Œil

Selon une récente étude réalisée par BVA pour EDF sur l’impact de la crise sanitaire sur la société française, pour 72% des Français, la famille occupe aujourd’hui une place « tout à fait essentielle » dans leurs convictions personnelles, soit 8 points de plus qu’il y a 4 ans. A l’inverse, si la liberté reste une valeur universelle et majeure, la proportion de sondés qui la jugent « tout à fait essentielle » perd 7 points depuis mai 2016 pour s’établir à 65%… Au nom des impératifs sanitaires ? (Source : « Mesurer l’impact réel de la crise : quel portrait de la société française post-Covid ? », BVA, 17/07/2020).