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Et si les foyers devenaient les futurs relais de croissance des enseignes ?

Vu un peu partout en France

Optic 2000 annonçait il y a peu son intention de développer le commerce à domicile. Si l’enseigne n’est pas la première à y penser (les bien nommés Opticiens Mobiles sont déjà présents sur ce marché), elle est la première à s’y investir aussi fortement. Le principe est simple : le magasin le plus proche du foyer à visiter prend un premier contact pour mieux comprendre les besoins et les goûts de la personne concernée avant de se rendre à son domicile avec une sélection de montures. Une seconde visite suit rapidement pour la livraison des lunettes et leur ajustement. Les tarifs appliqués à domicile sont les mêmes qu’en magasin et le déplacement n’est, bien sûr, pas facturé. Après une période de tests menés l’année dernière dans 18 magasins, 95% des personnes ainsi visitées aurait acheté une paire de lunettes pour un panier moyen de plus de 500 euros pour les verres progressifs.

Qu’en pensez ?

Face à l’installation des sites de e-commerce dans nos habitudes, chaque enseigne tente d’inventer de nouvelles règles pour maintenir sa relation avec ses clients. Ici, il ne s’agit pas de reproduire le modèle des réunions Tupperware, fondé sur le principe des ambassadeurs de marque, mais bien de se rendre directement au domicile de ses clients pour leur proposer ce qu’ils trouvent habituellement dans les magasins. Au moment où les centres-villes riment parfois avec centres-vides, l’idée de s’inviter chez les Français qui n’ont plus l’occasion (ou plus l’âge, car ce service vise aussi les seniors…) d’aller faire les courses « en ville » n’est pas dénuée de bon sens. Si tu ne viens pas au commerce, le commerce viendra à toi. Entrer dans les foyers cumule les avantages. C’est comprendre comment les gens vivent plutôt que constater ce qu’ils achètent. C’est tisser une relation de proximité fondée sur l’intimité et non sur la régularité des visites en magasins. C’est faire le plein de petites informations vivantes qui contribueront à nourrir le lien entre une enseigne et ses clients. Autant de données que les cartes de fidélité ne pourront jamais récolter…


En bref 

En Allemagne, H&M propose, dans son magasin de Heideberg, un espace de restauration à base de produits de saisons issus de fournisseurs régionaux.


En bref 

Après Yuka, C’est quoi ce produit ?! se présente comme une nouvelle application de notation des aliments. Imaginée par le cofondateur de C’est qui le patron ?!, elle prend en compte des critères d’origine et d’impact environnemental.


En bref 

En Allemagne, grâce à la combinaison des technologies iOS 13 et NFC, il est possible d’utiliser son iPhone pour passer la douane ou pour les démarches administratives en ligne.


L’attrape Œil 

Selon une récente enquête des Zooms de l’Observatoire Cetelem consacrée à la place de l’alimentation dans la vie des Français, la tendance instafood s’est imposée chez une part non négligeable des consommateurs français : un tiers déclarent avoir déjà pris des photos de leurs plats – soit chez eux soit au restaurant –, et un quart, que ces photos ont été ensuite publiées sur les réseaux sociaux. Le souci esthétique est devenu partie prenante de l’alimentation pour de nombreux Français. 28% indiquent ainsi avoir déjà choisi leur plat en fonction de son caractère esthétique, pour pouvoir l’admirer ou le prendre en photo plus facilement. (Enquête réalisée par Harris Interactive du 22 au 24 octobre 2019 auprès de 1 028 personnes.)


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre eux.