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Et si les magasins devenaient des clubs réservés aux possesseurs de leur carte ?

Vu dans l’Aveyron

Inspiré par lafourche.fr, Aurore Market est un site aveyronnais de produits bio non périssables (épicerie, produits d’entretien, beauté) qui propose des tarifs de 25 à 50 % inférieurs à la concurrence (prouvés par l’outil Big Data Solution) grâce à un mode de fonctionnement original. Aurore Market fonctionne sans magasins, ni intermédiaires, propose un petit nombre de références (3 000), possède un entrepôt de 1 000 m2 ainsi que des bureaux situés à Espalion, dans l’Aveyron, où les loyers sont très accessibles, et assure sa communication par le bouche-à-oreille. Mais sa véritable spécificité réside dans la nécessité de posséder une carte de membre pour y accéder (60 euros par an) qui, valeur de solidarité oblige est offerte à une famille nombreuse ou à faibles revenus pour chaque adhésion versée. Aurore Market fait aujourd’hui travailler 25 salariés et compte près de 6 000 consommateurs adhérents. Des produits frais devraient être proposés sous peu.

Qu’en pensez ?

Si les commerçants animés par l’idée de faire profiter leurs clients de prix bas obtenus grâce à des circuits courts ont toujours existé, la première originalité de Aurore Market réside dans sa carte de membre qui pourrait bien être le symptôme de l’émergence d’une nouvelle forme de commerce. Orchestra, l’enseigne de prêt-à-porter pour enfants, ou encore Costco, en proposent déjà une pour accéder à leurs remises. Face à la versatilité des clients et, parfois, à une envie de consommer déclinante, la possession d’une carte peut constituer une incitation à l’achat d’autant plus forte qu’elle nourrit chez ses possesseurs un sentiment d’appartenance communautaire devenu stratégique dans la guerre que se livrent les enseignes. L’autre originalité de Aurore Market se situe dans sa valeur de solidarité qu’elle met habilement en scène en offrant sa carte à des familles « modestes » (mais quand même clientes d’une enseigne bio…), manière d’affirmer son combat en faveur de la diffusion des produits bio autrement qu’en rappelant les origines et les modes de production de son offre. Une enseigne sans magasins en dur, mais avec des points de livraison, des clients qui se sentent membres d’une enseigne avant d’être acheteurs et une valeur partagée par tous pour affirmer sa vocation : le profil du commerce de demain est déjà là.


En bref 

Dans le cadre de sa démarche RSE, l’enseigne de mode familiale Gémo teste actuellement à Trignac (près de Saint-Nazaire) un projet d’autoconsommation énergétique. L’énergie récupérée via des panneaux photovoltaïques est stockée sur des batteries de véhicules électriques reconditionnées. Elle couvre 40% des besoins du magasin. Le reste est acheté au fournisseur Enercoop (énergie locale et renouvelable).


En bref 

Lors du dernier salon de Tokyo, Toyota a présenté son LQ Concept, un véhicule qui purifie l’air en roulant. Le ventilateur du moteur est pour cela recouvert d’une peinture qui catalyse l’ozone pour le transformer en oxygène.


En bref

Dans trois villes des Etats-Unis, Walmart a récemment lancé son nouveau service de livraison, InHome dont la caractéristique est d’installer directement les produits commandés dans les réfrigérateurs (sans emballage). Pour cela, l’enseigne a noué un partenariat avec Level Home,   spécialiste des serrures intelligentes, et les livreurs doivent porter une caméra qui retransmet les images de la livraison au client.


Le mot du mois

DNVB : « Digital Native Vertical Brand » désigne les marques nées sur le net qui maîtrisent verticalement l’ensemble de la chaîne de valeur, de la conception à la distribution en passant par la fabrication. Les DNVN sont aujourd’hui toutes tentées de prendre pied dans le réel en occupant temporairement ou non un lieu de vente.


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre eux.