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Le drop comme nouvelle technique de séduction pour les marques

Vu dans le monde de la mode 

Inspirées par la manière de faire de Supreme (marque américaine née en 1994, issue du skate et très appréciée des millennials qui, chaque jeudi, propose en magasin sa livraison hebdomadaire, aussi limitée qu’attendue), de plus en plus de marques de luxe se laissent tenter par la technique du drop, consistant à mettre en vente des produits édités en très petite quantité leur assurant ainsi une forte valeur de revente et de désirabilité. Burberry propose ainsi des pièces exclusives disponibles vingt quatre heures seulement. Vuitton et Céline mettent une partie de leurs collections en vente avant leur lancement officiel. Et Moncler a développé Moncler Genius sous la forme de nouveautés séquencées tous les mois et, à chaque fois, imaginées par un designer invité pour l’occasion.

Qu’en penser ?

Alors que notre société de consommation est, depuis toujours, fondée sur l’abondance, l’accès à une offre large et un calendrier de soldes et d’actions bien ordonné, l’apparition et le succès de la technique du drop surprennent autant qu’elles viennent révéler une mutation. Le drop est d’abord la conséquence d’un trop plein qui entraîne une moindre lisibilité et désirabilité de l’offre. En proposer, c’est faire renaître le désir par une rareté qui conforte celui qui l’acquière dans l’idée d’appartenir au monde de « ceux qui savent ». Le drop permet aussi à la marque qui en est à l’origine de venir bouleverser les calendriers habituels et les habitudes, libérant ainsi la petite dose d’adrénaline que tout consommateur d’aujourd’hui attend pour donner un peu d’aspérité à ses achats et avoir une raison de s’exprimer sur les réseaux sociaux. Le drop permet encore de mieux cerner les goûts et les attentes de ses clients. Pourquoi vouloir toujours produire en grande quantité et prendre des risques alors que quelques produits lâchés sur le marché en avant-première peuvent suffire pour donner la température et permettre, éventuellement, de corriger le tir ? Le drop a enfin pour vertu de faire se déplacer les Millennials dans les magasins du monde réel dont ils pourraient, un jour, oublier l’existence. Là n’est pas la moindre de ses vertus…


En bref

A Talange, en Lorraine, La Poste profite des tournées de ses facteurs pour filmer l’état des routes grâce à une caméra embarquée à bord de ses véhicules. Un nouveau service acheté par la ville 4 800 euros pour 27 km de rues et 54 km de trottoirs.

Nicolas R. / L’Echangeur


En bref

A New York, Nike a récemment présenté sa première paire de chaussures connectées conçues pour le sport (le basket) et non comme un accessoire de mode… Le serrage s’y fait automatiquement, sans avoir à recourir aux lacets, pour accroître les performances.


En bref

Lors de l’inauguration du « flagship » de la marque chinoise Xiaomi (smartphones et gadgets électroniques) sur les Champs-Elysées, plusieurs de ses fans sont arrivés avant l’heure de l’ouverture avec un bonnet orange (la couleur de la marque) pour bénéficier, après tirage au sort, d’une minute chrono pour emporter gratuitement tous les produits de leur choix présents dans le magasin.


Le mot du mois

Parennials : contraction de parents et de millennials, le mot de Parennials, apparu pour la première fois dans le New York Times, décrit les jeunes nés entre 1980 et 1990, devenus parents après avoir grandi avec les nouvelles technologies. Entre accouchements diffusés en direct sur les réseaux sociaux, tutos d’allaitements, applications pour trouver une baby-sitter, un pédiatre… ces adeptes de l’économie collaborative redéfinissent les codes de la parentalité.


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre eux.