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Modifier les rites, c’est faire émerger de nouvelles possibilités

Vu sur les tables de librairies  

Dernière pratique en date (lubie, ne pourront s’empêcher de penser certains…), le « batch cooking » (littéralement « cuisiner en lots ») consiste à découper, cuire et conditionner légumes, viandes et fruits à l’avance pour ne plus rien avoir à faire (ou presque) lorsque l’on décide « d’entrer en cuisine ». Une manière de gagner en sérénité et de redécouvrir le plaisir de cuisiner. Un minimum d’organisation est évidemment requis, mais il suffit, à en croire les différents ouvrages déjà consacrés à ce sujet (aux éditions Hachette, Marabout ou Larousse), de deux heures de préparation par week-end pour finaliser cinq ou six repas par semaine. Une pratique qui suppose surtout d’élaborer ses menus à l’avance et de réussir, ensuite, à s’y conformer…

Qu’en penser ?

En apparence anecdotique, le principe du « batch cooking » vient parfaitement illustrer la méthode à suivre par toute marque désireuse de renouveler sa relation avec ses clients : imaginer de nouveaux rites associés à de nouveaux gestes pour optimiser leur plaisir et réduire leurs contraintes. Changer les règles de l’accès, c’est modifier la perception d’une réalité. L’univers du sport en salle a ainsi mué, au fil du temps, en cours d’aérobic, pump, et, aujourd’hui, cross-fit, gyrotonic ou wunder barre, pour tenter de refouler les dimensions de contraintes et de répétition qui lui sont inhérentes. Le « batch cooking » relève de la même logique de ré-enchantement par la réinvention de l’existant. Il s’adresse à ceux et celles qui se sentent nul(les) et/ou peu motivé(e)s par la cuisine, mais qui, sous la contrainte de la doxa médiatique traversée par l’injonction du « mieux manger » véhiculée par toutes les marques et les enseignes, ressentent qu’un apprentissage culinaire est désormais nécessaire à leur santé. Comme le nudge marketing, le « batch cooking encourage les bonnes volontés par le séquençage d’une tâche en petits efforts facilement surmontables qui favorisent l’estime de soi et permettent d’atteindre l’objectif fixé… La mission de toute marque n’est-elle pas de promettre à ses clients qu’elle va les aider à atteindre un objectif ?


En bref

En Suède, l’enseigne & Other Stories, enseigne premium de H&M, propose des produits de seconde main à la vente via une plateforme de revente en ligne Sellpy dans laquelle le groupe a largement investi.


En bref

Ikea prévoit d’ouvrir dans trente pays un système de location de meubles à destination des entreprises et des particuliers.

Valérie B. / Marketing France 


En bref

En Roumanie, Carrefour teste actuellement dans un de ses supermarchés de Bucarest un système de paiement biométrique par reconnaissance digitale.

Patricia B. / L’Observatoire Cetelem 


Le mot du mois

FIRE : l’acronyme de Financial Independence, Retire Early. Un comportement observé chez les Millennials qui consiste à réduire le plus possible ses dépenses pour épargner en vue de passer à la partie « récréative » de sa vie le plus tôt possible. L’objectif est de parvenir à constituer une réserve de 25 fois ses dépenses annuelles essentielles au cours de ses années de travail. Le mouvement, né aux Etats-Unis, existe aussi en Allemagne sous le nom de Frugalismus où les ouvrages des Berlinois Gisela Enders et Lars Hattwig l’ont popularisé.


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre eux.