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Quand l’entraide née du confinement devient un nouveau vecteur d’image pour les enseignes…

Vu en Belgique et en France

Dans les villes de Hal, Bruges et Gand, l’enseigne Colruyt propose un système de livraison collaboratif original puisqu’un client peut venir chercher au point Collect&Go du magasin, non seulement ses propres courses, mais aussi celles de ses voisins qu’il ira ensuite leur livrer. L’enseigne se charge de faire le lien entre les clients et le livreur volontaire qui, après inscription, recevra en échange une rémunération de 7 euros par livraison. En France, E. Leclerc s’est récemment rapproché de la start-up Shopopop et Super U pour développer un service similaire.

Qu’en penser ?

Imaginé par Colruyt, le principe de Collect&Go où Collect signifie autant venir chercher ses propres courses que celles de la collectivité, ne devrait pas tarder à se généraliser. Une forme inédite d’économie collaborative prend ici forme où les deux parties prenantes trouvent leur avantage. Pour les enseignes, c’est l’opportunité de toucher de nouvelles catégories de clients qui ne fréquentaient pas leurs magasins. Pour ceux qui viennent faire les courses des autres, celle d’un petit complément de revenus et le sentiment de se sentir utile à une communauté. Tout l’enjeu des livraisons réside dans les derniers mètres à parcourir avant d’arriver au domicile des clients. Les Drives sont venus apporter une première réponse, puis les Drives piétons, installés en centre-ville. Voici, à présent, ce qui pourrait s’appeler les Drives collaboratifs (ou Crowdshipping) qui contribuent à la réduction du nombre de trajets individuels autant qu’au renforcement du lien entre les habitants d’un même quartier. Quand des réseaux de magasins rencontrent des réseaux de voisins, les engagements environnementaux et sociaux des enseignes prennent une nouvelle dimension.


En bref

Grâce à l’application Assistant SNCF, il est possible d’être informé sur les villes de Paris, Lyon, Marseille, Grenoble et Bordeaux de la disponibilité des trottinettes ou des vélos en libre-service sans station.


En bref

Depuis peu, dans trois de ses magasins et dans le cadre de ses actions en faveur de l’environnement, Kiabi teste des cintres recyclables fabriqués à partir de textiles usagés. Ils pourront ensuite être collectés pour être recyclés à nouveau.


En bref

Rift est une application mobile qui scanne l’impact sociétal et environnemental des comptes courants, livrets A et assurances-vies.


L’Œil dans le rétro

Fin 2010, un magasin Intermarché de Nice imaginait un service qui pourrait avoir aujourd’hui beaucoup de succès…

(marketing) Club privé

Le fait

L’Intermarché de Nice a récemment lancé Libo Club, une carte payante (60 euros par an, soit 1,15 euro par semaine) permettant à ceux qui la possèdent d’acheter de façon permanente des fruits et des légumes à prix coûtant. Une manière pour l’enseigne de soutenir l’agriculture française en améliorant sa compétitivité en rayon et de participer activement au programme mangerbouger.fr

L’analyse

Si monter un club de clients n’est pas une idée nouvelle pour une enseigne, limiter ses avantages à un seul univers (les fruits et légumes) et l’assortir d’un avantage-prix fort l’est beaucoup plus. C’est une nouvelle logique commerciale qui prend ici forme, où l’engagement des clients à acheter régulièrement des fruits et légumes se trouve récompensé par une promesse d’accès exclusif au prix coûtant des produits de la part de l’enseigne. Manière pour celle-ci de faire preuve de transparence auprès d’une partie de sa clientèle, ce système à « deux vitesses », facile à reproduire sur d’autres marchés, ne vient-il pas aussi nous rappeler que récompenser les engagements d’achat de ses clients est aussi pour les enseignes une bonne manière de les fidéliser ?