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Et si l’abonnement était la solution pour créer une nouvelle relation à la consommation ?

Vu à Paris et à Rouen

Monoprix a récemment lancé un principe de vente par abonnement, astucieusement baptisé Monopflix, conçu pour faciliter la vie quotidienne de ses clients et récompenser leur fidélité. Une fois la durée de leur abonnement choisie (un mois, 9,90€, six mois, 49,90€, un an, 99,90€), les abonnés bénéficient d’une remise immédiate de 10% lors de leur passage en caisse et pour leurs achats en ligne réalisés sur Monoprix Plus dont les clients franciliens bénéficient aussi de la livraison offerte. Un service client sur WhatsApp est également mis à leur disposition pour mieux répondre à leurs attentes. Depuis le 20 septembre, Carrefour propose le même principe dans ses magasins de Rouen avec une remise de 15% sur les produits à sa marque.

Qu’en penser ?

Casino a été la première enseigne à tester le principe de l’abonnement (en 2019) et sans doute avec succès puisqu’aujourd’hui, c’est au tour de Monoprix, qui appartient au même groupe, de le proposer Ce principe étant déjà largement répandu (jusqu’aux domaines de l’automobile et de la mode), pourquoi ne s’étendrait-il pas aux achats quotidiens ? L’abonnement, c’est, pour les enseignes, de la fidélité (un peu contrainte diront certains) et l’opportunité de renforcer leur relation avec leurs clients (comprenez : récupérer des données sur leur comportement) et, pour ces derniers, des prix, des services, des récompenses et le sentiment d’être traité différemment. Soit beaucoup d’avantages et une manière de consommer autrement qui répond bien aux attentes actuelles de réinvention. Peu à peu, l’abonnement redessine ainsi les contours de la consommation en gommant sa dimension transactionnelle (la bonne affaire est assurée) et en valorisant sa dimension relationnelle par une appartenance à un groupe. Une moindre attention portée aux prix et beaucoup d’attente de reconnaissance : pas loin de la relation enseigne-clients idéale.


En bref

Infarm, l’entreprise d’agriculture urbaine qui connaît la croissance la plus rapide au monde, prévoit de construire un nouveau site de production gigantesque pour approvisionner tous les retailers du Grand Londres en herbes et légumes à feuilles.


En bref

Kellog’s va ajouter sur ses boites de céréales un code scannable permettant aux aveugles et aux malvoyants d’accéder aux informations sur la composition de ses produits grâce à la technologie vocale. Une première dans le secteur alimentaire.


En bref

Honda, via la start-up Ashirase, Inc., développe actuellement un système de navigation GPS fondé sur des vibrations au niveau des pieds et des orteils. Un système autant conçu pour permettre aux usagers de garder les mains libres que pour aider les personnes malvoyantes à se déplacer.


L’attrape Œil

Comment expliquer le décalage (systématique) entre pouvoir d’achat perçu et pouvoir d’achat mesuré ? Selon un rapport de France Stratégie, une des explications possibles tient à l’augmentation des dépenses pré-engagées, c’est-à-dire les dépenses engagées par contrat (assurances, abonnements téléphone et internet, loyers, etc.). Entre 2001 et 2017, leur part est passée de 27% à 32% des dépenses totales des ménages français avec une hausse bien plus élevée pour les ménages pauvres que pour les ménages aisés (+10pts vs +3pts sur la période considérée).