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La proximité solidaire ne serait-elle pas l’ultime figure de la proximité ?

Vu sur le net

Connue pour avoir bousculé les règles de la distribution en intégrant au prix de vente du lait (et, depuis, d’une trentaine de produits) de quoi accroître la rémunération des producteurs, l’entreprise « C’est qui le patron ?! » a récemment imaginé un modèle permettant aux entreprises de la restauration touchées par la crise sanitaire de préserver une partie de leurs revenus. Sur un site créé pour l’occasion en partenariat avec Welco.io, chacun peut commander les produits signés « C’est qui le patron ?! » qu’il apprécie et les faire livrer (gratuitement et sans montant minima de commande) chez des restaurateurs associés au projet et à l’arrêt depuis mi-mars. Ceux-ci seront alors rémunérés environ 100 euros par commande groupée qu’ils se chargeront de réceptionner et de distribuer. « C’est qui le patron ?! » compte près de 15 millions d’acheteurs réguliers ou occasionnels.

Qu’en penser ?

Depuis sa naissance, en 2016, la marque « C’est qui le patron ?! » prouve qu’il est possible de réinventer la relation entre producteurs et consommateurs. Non pas en contournant la grande distribution (où la marque est présente), mais en agissant sur le sentiment d’appartenance puisque tous les produits responsables signés « C’est qui le patron ?! » sont coproduits par des consommateurs sociétaires (env. 10 000) qui interviennent sur le cahier des charges, le mode de fabrication et le niveau de prix. La crise sanitaire vient aujourd’hui donner l’occasion à la marque d’afficher sa valeur de solidarité en tendant la main aux restaurateurs. Empêchés d’exercer leur métier, nombre d’entre eux ont déjà mutés en points de vente de proximité : de leurs plats, désormais « à emporter », des produits de leurs fournisseurs (qui étaient souvent mentionnés sur leurs cartes) et maintenant, pour ceux qui le veulent, de ceux signés « C’est qui le patron ?! ». Un système simple et déclinable, jusque dans les petites villes, qui offre des avantages aux deux parties : la marque accroît sa notoriété et sa diffusion et les restaurateurs trouvent là l’opportunité de compenser (partiellement) leur perte d’activité et d’affirmer leur rôle d’acteur de leur quartier. Quand solidarité rime avec proximité…


En bref

En Belgique, en attendant la réouverture de ses magasins physiques, Ikea proposait des conseils personnalisés en visioconférence. Les consommateurs pouvaient bénéficier d’une demi-heure de conseils gratuits dispensés par un collaborateur de l’enseigne pour les accompagner dans leurs choix.


En bref

La plateforme Sauvons nos commerces permet de venir en aide aux petits commerçants victimes de la crise sanitaire. Elle propose des bons d’achat à valoir jusqu’en juin 2021 dans l’un des magasins répertoriés. On peut aussi y recommander un commerce que l’on a envie de soutenir.


En bref

Sur le même principe que Sauvons nos commerces, les plateformes participatives J’aime mon bistrot, Bar solidaire et Sauver mon bar proposent de préacheter des consommations avec des bons valables dès la réouverture des établissements concernés.


L’attrape Œil

Selon une étude des zOOms de l’Observatoire Cetelem, le confinement aurait un impact positif sur la consommation alimentaire des Français. Pour soutenir l’économie (87%) mais aussi les producteurs en difficulté (89%), le « made in France » est un objectif pour 83% des Français : consommer moins, mieux et local est plus que jamais au cœur de leurs préoccupations. (Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne les 20 et 21 avril 2020. Échantillon de 1 005 personnes.)


Les collaborateurs de BNP Paribas Personal Finance participent au repérage des micro-faits de l’Oeil de L’Observatoire Cetelem.
signifie que le fait ou la brève a été repéré par l’un d’entre eux.