12 Conclusion

Rien ne semble donc entraver le développement de la vie sans contact. À défaut de la subir, ce que ressentent les Européens aujourd’hui, ils souhaitent se l’approprier et qu’elle se teinte d’une coloration humaine qui lui fait actuellement défaut. Passée au révélateur de la pandémie, son absence « d’empathie » n’en a été que plus frappant.

Plus largement, l’importance prise par la vie sans contact marque la proéminence de la technologie. Une technologie qui peut être « un serveur utile mais un maître dangereux », comme le pointait l’homme politique et historien norvégien Christian Lous Lange, qui paraphrasait Alexandre Dumas à propos de l’argent.

Du transhumanisme à l’hybridation, concept développé par Ray Kurzweil, qui verrait l’intelligence artificielle reliée à l’intelligence humaine pour faire exister l’esprit en dehors du biologique, les rêves d’une technologie démiurgique ne manquent pas. Ils inquiètent et interrogent. Ils fixent une tangente innovante que les Européens ne souhaitent pas atteindre. Des Européens pour lesquels dans la vie sans contact le plus important reste la vie (Fig. 37).

 

Fig. 37 :