12 Un avenir plus vertueux

1 sur 2 prêt(e) à acheter hybride ou électrique

Pour revoir la vie en rose, et partager de longs moments de félicité avec les automobilistes, le secteur automobile a tout intérêt à se mettre résolument au vert. Près d’1 personne interrogée sur 2 déclare que leur prochain véhicule sera hybride ou électrique (Fig. 44). Concernant la première énergie, les Espagnols ressortent nettement du lot en étant 42 % à l’envisager. Chinois et Britanniques sont les plus nombreux à vouloir passer au mode électrique (27 % et 28 %). Néerlandais et Africains du Sud restent les plus nombreux à défendre l’essence (43 % et 44 %). Les Turcs sont les seuls ou presque à soutenir significativement le diesel (28 %).

 

Fig. 44 :

 

Une étude attentive laisse apparaître des différences sensibles selon les revenus (Fig. 45). Les personnes les plus aisées ont des intentions plus « écolo-compatibles » que celles aux revenus faibles ou intermédiaires. Pour ces deux dernières catégories, l’essence reste la priorité. Le coût supérieur de l’électrique et de l’hybride constitue donc toujours un frein important.

 

Fig. 45 :

 

VE + hybride rechargeable, toujours plus haut

En 2019, les marchés des véhicules électriques et hybrides rechargeables commençaient à représenter des volumes de ventes conséquents : 15 % aux Pays-Bas, plus de 5 % en Chine et au Portugal, plus de 3 % en France, en Allemagne, en Belgique et au Royaume-Uni. Mieux encore, ces résultats s’inscrivent dans une dynamique qui voit les ventes de ces modèles augmenter de façon exponentielle.

 

Fig. 46 / Contexte :

La voiture électrique, la solution aux problèmes environnementaux

Si l’on s’en tient à la seule voiture électrique, la majorité y voit une solution idéale pour lutter contre de nombreux problèmes liés à l’environnement. C’est particulièrement vrai concernant la pollution sonore, la pollution de l’air et le réchauffement climatique (82 %, 85 %, 79 %) (Fig. 47).

 

Fig. 47 :

 

Bilan carbone : avantage électricité

Les débats sur le bilan carbone de la voiture électrique sont récurrents, ses contempteurs pointant, entre autres, la problématique du traitement des déchets dus aux batteries et l’épuisement des ressources naturelles pour les fabriquer. Il n’en demeure pas moins que ce bilan reste meilleur que celui de véhicules comparables utilisant le diesel ou l’essence.

 

Fig. 48 / Contexte :

Les États et les industries énergétiques attendus pour dépasser les bornes

On a vu que les États étaient attendus au tournant pour soutenir l’industrie automobile, mais pas à n’importe quel prix. Il en est de même pour la croissance du réseau des bornes de recharge électrique, l’un des talons d’Achille actuels du développement de cette technologie avec le coût des véhicules et l’autonomie. Pour 1 personne sur 3, c’est à eux d’en assurer cette croissance (Fig. 49). Pour autant, ils ne sont pas les seuls à être invités à le faire. Une proportion quasi égale estime que les entreprises du secteur de l’énergie doivent aussi y contribuer. Histoire sans doute de rendre un peu à la planète ce qu’elles lui ont pris et de lui assurer un avenir plus durable.

Des pays très « libéraux », comme les États-Unis et le Brésil, exonèrent plus volontiers les États de cette prise en charge, à l’exception du Royaume‑Uni. Le consensus est plus large concernant l’action attendue des entreprises énergétiques avec le Brésil et l’Afrique du Sud comme meneurs de cette revendication.

 

Fig. 49 :

 

Fig. 50 / Contexte :

L’électrique, l’avenir de l’automobile

Il n’y aurait plus qu’un pas à franchir pour considérer que la voiture électrique représente le futur radieux de l’industrie automobile… et ce pas est résolument franchi. 3 personnes sur 4 affirment que c’est le moyen d’assurer l’avenir du secteur (Fig. 51). La fée électricité, seule capable d’un coup de baguette magique. Sur cette question qui porte en elle une dimension de politique environnementale fondamentale, on retrouve le hiatus maintes fois évoqué précédemment. Avec les pays émergents et la Chine pour y croire éperdument, et la France, l’Allemagne et la Belgique pour se montrer un peu plus réservées.

 

Fig. 51 :

 

Les constructeurs se branchent sur l’électricité

La foi en la voiture électrique comme sauveur de l’industrie automobile se mesure aussi en espèces sonnantes et trébuchantes et en un engagement stratégique de tous les constructeurs mondiaux.
On ne compte plus les modèles attendus dans les mois et les années à venir.
Et au vu des investissements annoncés, ce n’est sans doute qu’un début.

 

Fig. 52 / Contexte :