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Olivier Lombard : « La volonté de Hopium est de pouvoir réconcilier le monde avec la voiture »

01
oct
2020

(ETX Studio) – A l’origine de la Hopium Machina, une berline premium à hydrogène 100% française qui devrait être produite en série d’ici 2026, on retrouve Olivier Lombard. Ce pilote automobile et entrepreneur convaincu a été séduit par les possibilités offertes par l’hydrogène tant au niveau des performances que de l’endurance. Il lève le voile sur ce projet particulièrement ambitieux.

Comment est né ce projet ?

Le projet Hopium, c’est la continuité de mes 7 années passées avec GreenGT dans le développement de la technologie de la pile à combustible à haute puissance dans une voiture de course. Avec le temps, j’ai pu voir que cette technologie est arrivée aujourd’hui à maturité et qu’elle pouvait être appliquée à une voiture de route haut de gamme et performante. J’ai vraiment réalisé qu’il y avait une belle opportunité à saisir.

Pourquoi se placer d’emblée sur le « premium » ?

Aujourd’hui, il n’y a pas de véhicule à hydrogène réellement séduisant. C’est pourquoi nous voulons produire une berline haut de gamme, dans le segment « mid-luxury », au-dessus du premium classique mais pas encore dans le luxe.

Vous évoquez une autonomie de 1000 km. Est-ce un voeu pieux ou quelque chose de réalisable dès aujourd’hui ?

C’est quelque chose qui peut être fait aujourd’hui et on est d’ailleurs en phase de conception d’un premier prototype qui sera dévoilé l’année prochaine. Sur un projet industriel comme celui-là, il y aura d’autres prototypes avec des évolutions à venir. Ces performances devraient être atteintes sur la version définitive que l’on espère produire en 2026.

D’où vient ce nom, Hopium Machina ?

Machina, c’est machine en latin, et on l’a appelée comme ça pour établir un rapport entre l’homme et la machine. La volonté de Hopium est en effet de pouvoir réconcilier le monde avec la voiture, que ce soit par la préservation de l’environnement avec un véhicule à zéro émission ou l’expérience que l’on va offrir.

Peut-on espérer disposer d’hydrogène « vert », entièrement décarboné ?

A l’heure actuelle, la part de l’hydrogène vert est encore assez faible mais il y a une vraie volonté mondiale d’en déployer sur l’ensemble des secteurs de l’industrie et de la mobilité. Notre objectif, c’est bien entendu de pouvoir recharger d’ici 2026 notre véhicule avec de l’hydrogène vert.

A qui s’adresse ce type de véhicule exclusif ?

On vise des gens entre 30 et 60 ans passionnés d’automobile et de technologie et qui sont à la recherche d’un certain confort pour leurs longs trajets.

(Crédits photo : Courtesy of Hopium Olivier Lombard Hopium)


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