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Pour vos « skyapéros », trinquez tendance, trinquez hard seltzer !

26
oct
2020

(ETX Studio) – Le couvre-feu a sonné l’heure du retour des apéros virtuels ! Et si vous troquiez votre sempiternelle pinte de bière contre l’alcool qui fait un tabac aux Etats-Unis : le hard seltzer. C’est la nouvelle boisson hyper trendy : de l’eau pétillante, un goût fruité, un peu de sucre et un soupçon d’alcool. De quoi rester frais pour télétravailler le lendemain. 

Ce n’était qu’une tendance naissante cet été. Normal donc si vous n’aviez pas pensé à eux pour organiser vos apéritifs virtuels durant le confinement. Désormais, c’est une déferlante de hard seltzers qui s’abat sur la France. Hard quoi ? Derrière ce nom à l’intonation dure pour la langue française se cache une véritable tendance tout droit venue des Etats-Unis. Dans la langue de Shakespeare, « seltzer » ou « seltzer water », c’est de l’eau minérale gazeuse. On appelle communément « eau de Seltz » ces eaux pures auxquelles on ajoute des bulles grâce à du gaz carbonique et un siphon dédié. Les barmans utilisent régulièrement cet accessoire pour donner du pep’s à leur breuvage. 

Mais, en ajoutant le « terme » hard, on propose une tout autre expérience aux consommateurs. Car les hard seltzers, ce n’est pas que de l’eau et des bulles, c’est aussi de l’alcool. Celui-ci est ajouté dans une dose limitée, entre 4% et 6%, une proportion qui rend quasi difficile de détecter sa présence. La recette est obtenue par fermentation.

Une mode américaine

Aux Etats-Unis, les hard seltzers font un carton auprès des jeunes qui ont la vingtaine, préférant troquer la bière artisanale contre ce choix plus fruité et moins calorique. Les ventes ont bondi de 193% l’année dernière aux Etats-Unis et l’on estime que ce rayon pourrait peser six milliards de dollars rien qu’en 2020. Si la recette date de 2013 avec le lancement de la marque White Claw, clairement, les hard seltzers sont aujourd’hui un phénomène au pays de l’oncle Sam. Les industriels de la bière eux-même ont pris ce tournant pour faire face à la concurrence, à l’image des produits développés par Boston Beer ou Budweiser. 

En France, ce nouveau rayon monte en puissance et on estime que les hard seltzers pourraient représenter 1% du marché des boissons alcoolisées à l’horizon 2025. La brasserie artisanale basée dans le Colorado Snowmelt a déjà conquis l’épicerie du Bon Marché à Paris avec ses trois recettes au citron vert genévrier, mandarine et houblon et grenade et açaï. La griffe a prévu de s’inviter dans les cartes des cafés et des restaurants de la capitale au cours de cet automne. L’enseigne américaine doit déjà faire face à plusieurs concurrents sur le marché hexagonal, avec des fabrications made in France. Elles s’appellent Natz, Opéan ou FeFe. Cette dernière boisson s’étant payée le luxe d’être élaborée, entre autres, en collaboration avec la maison de parfums de Grasse, Jean Niel. La french touch du hard seltzer en somme… Et à l’occasion de la soirée électorale américaine le 3 novembre, les burgers Blend proposeront un menu spécial en livraison, qui comptera sur une association avec le hard seltzer Sparkling Water, l’un des géant du genre aux Etats-Unis. 

(Crédits photo : Courtesy of Fefe )


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