L'automobile au coeur des crises

02 Un soutien étatique jugé insuffisant

Dans ce contexte de fragilité économique qui voit les ventes chuter, les emplois être supprimés et les intentions d’achat diminuer, un responsable est principalement pointé du doigt pour son soutien insuffisant : l’État.

Des États qui ne jouent pas assez leur rôle

6 personnes sur 10 estiment que les États ne jouent par leur rôle pour soutenir le secteur automobile. Et l’unanimité est quasiment générale puisque dans seulement trois pays ce chiffre est inférieur à la moyenne : le Japon (34 %), les États‑Unis (45 %) et l’Allemagne (49 %) (Fig. 8). Soit les trois pays qui accueillent les plus grands constructeurs automobiles mondiaux.

Dans les pays émergents et la péninsule ibérique, les reproches sur le manque d’intervention étatique pour soutenir le secteur automobile sont particulièrement forts, les Brésiliens et les Espagnols étant notamment 8 sur 10 à l’exprimer.

 

Fig. 8 :

 

Fig. 9 / Contexte :

Des plans de soutien pas toujours connus

Mais, cette critique de l’État est plus une affaire d’opinion, témoignant d’une inquiétude sur l’avenir du secteur et de ses emplois, que d’une réalité étayée par des faits concrets. Car quand il s’agit de savoir si un gouvernement a engagé un plan de soutien à l’automobile, c’est l’incertitude qui prévaut. À près de 50 % en moyenne, les personnes interrogées ne savent pas si tel est le cas (Fig. 10). De manière rassurante, en France, en Chine et en Italie où des plans ont été mis en œuvre, la communication semble avoir été efficace. 1 personne sur 2 en a connaissance. Ce qui n’est pas le cas de l’Allemagne ou de l’Espagne, deux pays où les États ont aussi soutenu activement la filière.

 

Fig. 10 :