02 Ma liberté de rouler !

L’automobile, il y a 20 ans

Quand on interroge les consommateurs sur leur perception de l’automobile il y a vingt ans, les notions liées à la réussite sociale (52 % pour la moyenne des huit pays) et au luxe (48 %) arrivent en tête, signe que l’automobile était perçue avant tout comme un objet de convoitise. Les notions de liberté, d’indépendance, d’autonomie (37 %), de plaisir (32 %) et de gain de temps (29 %) suivent immédiatement.

Aujourd’hui, un symbole de liberté

La notion de liberté procurée par la voiture individuelle arrive en tête aujourd’hui dans l’esprit des consommateurs (52 % en moyenne pour les huit pays), suivie par le gain de temps (49 %) et les coûts (45 %). Signe de sa banalisation, la voiture comme simple moyen de déplacement arrive au quatrième rang avec 45 %, et les notions de luxe et de réussite sociale sont reléguées en queue de peloton. Enfin, la contrainte environnementale (la pollution) passe du septième au cinquième rang avec 45 %.

Si pour les Portugais et les Belges, l’automobile rime avec liberté et indépendance (66 et 60 % respectivement), les Allemands et Italiens l’associent en revanche à la pollution (en tête avec 53 et 51 % respectivement). Les coûts importent davantage aux Britanniques (en première place avec 56 %), aux Allemands, aux Belges et aux Français (au rang 2).

Aujourd’hui, la contrainte (financière et environnementale) est certes plus présente, mais les valeurs positives renvoyées par l’automobile, comme la liberté ou le plaisir, conservent une place importante.

L’automobile au féminin

Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à associer liberté et indépendance avec l’automobile. Cela ressort nettement au Portugal pour 71 % des femmes contre seulement 61 % des hommes (+ 10 points d’écart), mais également en Allemagne, Belgique et Italie (+ 9 points dans ces trois pays).

Le gain de temps apporté par la voiture personnelle est également davantage valorisé dans leur esprit. Une Allemande sur deux associe automobile et gain de temps quand seul un Allemand sur trois le fait (+ 17 points d’écart). Il en va de même chez les Françaises (+ 15 points d’écart), les Italiennes et les Belges (+ 11 points d’écart).

Quant à la pollution engendrée par l’automobile, elle semble préoccuper davantage les Italiennes, les Belges et les Allemandes.

Demain, un moyen de déplacement

Les cinq notions les plus associées à l’automobile dans dix ans révèlent une perception brouillée de l’automobile. Un moyen de déplacement ressort à la première place 37 %), suivi par l’innovation (35 %), puis par les coûts (33 %). La pollution (31 %) et un bien obsolète (31 %) referment le top 5 des Européens. À l’avenir, la cherté automobile se maintiendra dans l’esprit des Britanniques (première place) et se renforcera pour les Allemands et les Belges (deuxième place aujourd’hui, première dans dix ans). En Turquie, la notion de pollution passera du cinquième rang aujourd’hui au premier rang dans dix ans. Les Italiens pensent que l’automobile sera un bien obsolète dans dix ans. Contrebalançant cette vision, les Espagnols, les Français et les Portugais associent le concept d’innovation (premier rang) à l’automobile dans dix ans.