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Partie 3 - Des solutions d'une nouvelle mobilité qui doivent encore faire leurs preuves

Autopartage : un intérêt qui demande à être confirmé

3 minutes de lecture

GAGNER DE L’ARGENT, OUI MAIS PAS SEULEMENT…

Le motif économique l’emporte pour la pratique du covoiturage. Il reste prépondérant pour l’autopartage mais au même titre que faire un geste pour l’environnement et des raisons pratiques. Les trois motifs recueillent des suffrages quasi égaux, que ce soit pour l’autopartage entre particuliers (49 %, 49 % et 46 %) ou auprès d’une société privée (29 %, 29 % et 28 %). Soulignons que les motivations financières sont plus sensibles en Afrique du Sud, au Brésil et en Turquie (Fig. 32 et 33).

FIG. 32 et 33 :

 

DES MILLENNIALS TOUJOURS ÂPRES AUX GAINS

L’examen générationnel met à nouveau en évidence de nettes différences, avec cependant une certaine nuance.
Comme d’habitude, serait-on tenté de dire, les millennials envisagent l’autopartage auprès de sociétés privées ou de particuliers d’abord pour gagner de l’argent (36 % et 47 %).
Ils s’y adonnent ensuite pour des raisons écologiques (33 % et 46 %), puis pour des motivations pratiques (27 % et 42 %).

DES SENIORS OUVERTS À D’AUTRES HORIZONS

Du point de vue des seniors, l’asymétrie est totale.
L’autopartage va de pair avec l’écologie et la praticité, l’économie étant seulement la troisième raison invoquée.
Cependant, les seniors sont plus nombreux que les millennials à vouloir gagner de l’argent en pratiquant l’autopartage entre particuliers (50 % vs 47 %). Un résultat rare qui mérite d’être souligné (Fig. 34 et 35).

 

FIG. 34 :

 

FIG. 35 :

 

METTRE SA VOITURE À DISPOSITION : LE SCHISME « NORD-SUD »

Les résistances à l’autopartage sont encore significatives lorsqu’il s’agit d’envisager la mise à disposition de son propre véhicule. Une ligne de démarcation sépare les économies occidentales des pays émergents. 1 habitant sur 2 des premières (hormis la Pologne et l’Italie) ne l’envisage même pas une seule journée. A l’inverse, ils sont seulement 1 sur 3 en Turquie, en Afrique du Sud et au Brésil, et 1 sur 5 en Chine, à refuser catégoriquement de mettre à disposition leur véhicule pour de l’autopartage.
La durée moyenne fait apparaître des différences identiques. Elle s’établit à 7,5 jours en Chine, trois fois plus qu’en Allemagne et aux Pays-Bas qui se situent en bas de ce classement (Fig. 36).
La somme d’argent mensuelle qui satisferait les automobilistes pour accepter l’autopartage donne à voir une opposition moins significative. Elle varie du simple au double entre la Chine, en bas de classement, et le Japon, situé tout en haut. Les niveaux de vie respectifs des deux pays expliquent une partie de la différence (Fig. 37).

FIG. 36 :

 

FIG. 37 :

 

Autopartage : le leadership asiatique Source

Sur le marché de l’autopartage, le marché asiatique occupe clairement la première place devant l’Europe et les États-Unis, fort notamment d’un développement soutenu et constant. Le poids de la Chine y est naturellement significatif, avec des entreprises qui se développent en cohérence avec les projets des autorités, et avec leur soutien plus ou moins direct.

 

 

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