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2 / 3 Entre apparence(s) et identité(s) : le corps, une vitrine de soi ?

Embelli, personnalisé, le corps comme expression de soi

apparence identité corps
nov 2018
Le second volet de l’étude « Apparence(s) et identité(s): le corps, une vitrine de soi ? » des zOOms de L’Observatoire Cetelem s’intéresse aux actes d’embellissement et de personnalisation de son corps, à travers les différentes modifications, temporaires ou permanentes, qui peuvent y être apportées. Jusqu’où les Français peuvent-ils aller pour façonner et s’approprier leurs corps ? Quelle image ces modifications ont-elles dans la société ? Et quel budget impliquent-elles ?

Les principaux enseignements de l’étude

  •  Ephémères ou permanentes, quelle image des modifications corporelles ?

Toutes les stratégies d’embellissement ne se valent pas aux yeux des Français. Si les colorations et implants capillaires bénéficient d’une bonne image (68% et 57% respectivement), les autres transformations les laissent davantage dubitatifs : 43% ont une bonne image du tatouage, 38% des faux ongles, 32% de la chirurgie esthétique de modification (se faire refaire le nez, pratiquer une liposuccion, etc.) et 31% du piercing. Les chirurgies de rajeunissement (76% de mauvaise image) et le bronzage en cabine (82%) font partie des pratiques qui ont la plus mauvaise presse.

  • Tatouages et piercings : un vrai gap générationnel.

L’image des tatouages et piercings est bien meilleure chez les jeunes que chez leurs aînés. Près de 7 Français sur 10 (68%) âgés de 18 à 24 ans déclarent avoir une bonne image des tatouages contre seulement 8% des 65 ans et plus. L’écart est sensiblement le même pour les piercings avec 56% des plus jeunes qui en ont une image positive contre 5% de leurs aînés.

  • Les Français enclins à transformer leur corps pour l’embellir. 

66% des Français affirment avoir déjà cherché à embellir leur corps en réalisant des transformations, temporaires (colorations, port de barbe ou de faux ongles, bronzage en cabine, etc. : 63%) ou permanentes (tatouages, piercings, chirurgies, etc. : 26%). Ces différents types de transformation attirent particulièrement les moins de 35 ans qui déclarent pour 56% (contre 12% pour les plus de 50 ans et 31% pour l’ensemble des Français) être intéressés par la réalisation d’un tatouage, si ce n’est pas déjà fait.

  • Mieux dans sa peau dans un corps modifié, embelli.

Les Français ayant franchi le pas, et davantage encore ceux qui ont pratiqué des modifications permanentes, expriment à quel point ces modifications leur ont permis de se sentir mieux dans leur peau (69%) et de se sentir plus beaux/belles (68%) Le fait de pratiquer une première modification a développé chez près de la moitié des concernés un désir d’en faire encore plus (49%), quand seuls moins de 3/10 d’entre eux disent craindre de le regretter un jour. À noter que 76% des personnes se disant complexées et ayant réalisé des modifications estiment qu’elles les ont aidées à se sentir mieux dans leur peau.

  •  Le budget, enjeu capital pour pouvoir personnaliser son corps.

Deux freins principaux émergent pour ceux qui envisagent de sauter le pas, et a fortiori pour des modifications permanentes : la peur de regretter (31%), mais surtout l’enjeu financier avec 42% indiquant ne pas avoir le budget nécessaire. Qu’elles soient déjà passées à l’acte ou qu’il s’agisse encore d’un projet pour elles, 59% des personnes concernées indiquent qu’elles pourraient économiser plusieurs mois pour pouvoir réaliser leurs envies de modifications permanentes, 28% qu’elles sont même actuellement en train de le faire.

  •  Du paraître au mieux être.

Seuls 18% des Français ont déjà entendu parler des technologies qui s’implantent dans le corps comme les tatouages électroniques, et 7% disent voir précisément de quoi il s’agit (33% pour les moins de 35 ans). Après définition, 35% des Français déclarent qu’ils pourraient envisager de porter des tatouages électroniques éphémères qui leur permettraient d’obtenir des informations sur leur santé sans avoir à effectuer d’examens supplémentaire et d’envoyer ces données à leur médecin (contre près de la moitié des moins de 35 ans).

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