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Les zooms | les modes de vie en vue
Thème#3 : Luxe, du superflu aujourd'hui nécessaire ? - Octobre 2020 Télécharger le rapport Télécharger la note détaillée

Confinements mondiaux, effondrement du tourisme international… L’industrie du luxe a été frappée de plein fouet par la crise du Covid-19. Elle compte parmi les fleurons de l’économie française, reconnue pour ses qualités d’excellence et son savoir-faire made in France. Mais elle a aussi des défis à relever. Le plus important étant sans doute de réussir …

Enquête 1/3 : Désir, rêve ou rejet : qu’est-ce que le luxe pour les Français ?

Confinements mondiaux, effondrement du tourisme international… L’industrie du luxe a été frappée de plein fouet par la crise du Covid-19. Elle compte parmi les fleurons de l’économie française, reconnue pour ses qualités d’excellence et son savoir-faire made in France. Mais elle a aussi des défis à relever. Le plus important étant sans doute de réussir une transformation engagée depuis maintenant quelques années pour répondre aux enjeux de développement durable et de responsabilité sociale. La crise sanitaire peut jouer un rôle d’accélérateur et l’amener sur le terrain d’une digitalisation renforcée et d’un luxe plus accessible. D’autant que l’année 2020 marque des changements profonds de la manière de vivre et de consommer des Français qui ont pu remettre en question certaines de leurs priorités.

Le luxe apparait-il plus que jamais superflu  dans une société qui cherche à retourner à l’essentiel ou est-il, au contraire, un nécessaire indispensable parce que porteur de rêves et d’innovations ? Sur quels éléments peut s’appuyer l’industrie du luxe à l’heure d’amorcer sa relance ? à quoi ressemblera le luxe post-Covid-19 ? C’est ce que les zOOms de l’Observatoire Cetelem ont cherché à savoir en proposant  3 volets d’enquête sur le rapport des Français au luxe. Le premier volet présenté ici portant sur la définition et la place qu’occupe le luxe dans la vie des Français. 

Quels éléments retenir de cette enquête ?

  • 84% des Français associent le luxe à des enjeux matériels — beaucoup plus à des produits (bijoux, vêtements, sacs, etc. : 73%) qu’à des expériences (spas, voyages, hôtels, etc. : 27%) plutôt qu’à des enjeux immatériels (liberté de mouvements, disponibilité d’espace ou de temps pour soi, déconnexion). Mais au quotidien et dans les aspirations, ce luxe “non marchand” prime nettement sur la possession de produits de luxe.
    La jeune génération, elle, se distingue par une envie de consommer davantage de produits ou expériences de luxe que la moyenne (respectivement 59% contre 30% et 81% contre 65%) et à également réussir à les faire entrer dans leurs modes de vie, 26% des jeunes déclarant que vivre des expériences hors du commun fait partie de leur mode de vie.
  • Moins d’1 Français sur 3 (31%) déclare s’offrir régulièrement des produits ou expériences de luxe, que ce soit pour se faire plaisir (88%) et apporter une part de rêve à leur quotidien (82%), investir dans de la qualité (73%), séduire (63%) ou déclarer son appartenance à un milieu social (65%).
  • S’ils doivent acheter un produit de luxe, les deux tiers des Français (66%) privilégient les marques discrètes, voire invisibles. Pour cause, si près de 8 Français sur 10 (79%) jugent le luxe comme étant beau ou raffiné (84%), ils sont aussi deux tiers à l’estimer ostentatoire voire bling-bling (66%).
  • Inaccessible pour 8 Français sur 10 (79%), le luxe n’en fait pas moins rêver 65% d’entre eux, en particulier les jeunes (72%) et les catégories populaires (70%).
  • Les Français considèrent à l’unisson que l’industrie du luxe est un facteur de rayonnement de la France dans le monde (90%) — la moitié (51%) estime toutefois que la crise actuelle doit être l’occasion pour elle de se repenser, et entrer davantage en écho avec les préoccupations de l’époque.

Télécharger le rapport de l’étude


Méthodologie:
Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne les 6 et 7 octobre 2020. Échantillon de 1 017 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).


A suivre : « Le luxe, allié ou ennemi d’une société plus responsable ? »